
Ce matin, je laisse la parole à l'EUFIC
Un peu partout en Europe, les autorités sanitaires, les industriels, les associations de
consommateurs ont mis au point divers systèmes d’étiquetage des produits
alimentaires. Les étiquettes sont-elles lues ? Sont-elles utiles ? Une étude européenne
analyse le comportement réel des consommateurs en magasin…
En théorie, l’étiquetage peut aider à choisir des produits sains et à mieux équilibrer ses
menus. En pratique, une étude menée par EUFIC (The European Food Information Council)
montre que ce n’est pas si simple. 11.600 personnes ont été interrogées dans les
supermarchés Allemagne, France, Hongrie, Pologne, Royaume-Uni, Suède. Plus de 5.700
personnes ont répondu à un questionnaire sur 6 catégories de produits : plats préparés,
boissons rafraîchissantes, yaourts, confiseries, collations salées, céréales pour petitdéjeuner.
Les résultats montrent que le niveau moyen de connaissances nutritionnelles des
consommateurs est relativement bon. Mais que les étiquettes, en l’état actuel, ne sont pas
très utilisées.
Côté positif, les valeurs caloriques approximatives des aliments sont assez bien connues des
consommateurs, en particulier féminins. Les besoins caloriques, sont aussi connus.
Toutefois, les valeurs caloriques conseillées pour les adultes actifs sont plutôt sousestimées.
Alors que les besoins caloriques des enfants sont surestimés. L’intérêt des fruits et
légumes est connu de 95 % des personnes enquêtées, celui des féculents (pain, pâtes, riz,
pommes de terre…) beaucoup moins. Apparemment, les consommateurs britanniques
semblent avoir le niveau de connaissances le plus élevé. Les Français et les Polonais le plus
faible…
Pour ce qui est des étiquettes, les logos et les codes utilisés varient d’un pays à l’autre. Ils ne
sont pas toujours bien interprétés. Les consommateurs européens consacrent en moyenne
30 secondes à choisir un produit. Si on leur demande de lire l’étiquette, plus de 70 % d’entre
eux en France, en Allemagne et au Royaume-Uni (50 % dans les trois autres pays)
parviennent à identifier les produits les meilleurs sur le plan nutritionnel. Mais rares sont ceux
qui recherchent spontanément ces informations quand ils font leurs achats : 60 % regardent
la face avant du produit (seulement 31 % en France) et moins de 15 % regardent à d’autres
endroits. Or, 85 % des informations sont sur la face arrière des produits et 48 % sur la face
avant ! (Nutrinews hebdo)
Food Today 07/2009. www.eufic.org
Les médias sont formels : nous mangeons trop de viande. A les écouter, nous mangeons 200, 400... 500 g de viande par jour et par Français, et ça ! C'est trop !
C'est vrai : le coût trophique de la viande est terriblement élevé : il faut d'abord cultiver du maïs, des herbes, et cultiver les vaches, qui feront des veaux.... Tout ceci n'est pas raisonnable. Néanmoins, les viandes rouges notamment sont notre principale source de fer assimilable. S'il vous plaît, ne me parlez pas de soja ou d'algue....
En France, 96 % des enfants de 4 ans sont déficients en fer... résultante ? Le fer est indispensable au développement intellectuel et cognitif.
Alors il faut manger de la viande pour avoir du fer.. et on en mage trop / pas assez / beaucoup trop ? Rayez la mention imbécile !
En fait, personne ne se relit, pas mêmes certaines sociétés savantes qui se sont trompées d'unités. Il s'agit bien de 500 g de viande consommée par semaine et par Français... Ah ! Voici un chiffre intéressant. 500 grammes...
C'est globalement le poids de la côte de boeuf qui passe en boucle sur son grill à la TV, pour préparer les esprits au congrès de Copenhague.
500 grammes par semaine.... ça signifie qu'on ne mange pas assez de viande. Car ce chiffre cache bien sûr des disparités injustes : si certains se tapent des entrecôtes quotidiennes, d'autres ne mangent JAMAIS de viande.
Et puis, strictement d'un point de vue nutritionnel pour couvrir les besoins quotidiens en fer d'un enfant en croissance, il faudrait 100 g chaque jour de viande, d'oeuf, de boudin, ou de coques, moules ou huitres... Ah ! Les menus de la cantine vont changer !
Alors cessons de nous laisser manipuler par les chiffres. Votre enfant consomme -t-il 5 portions de viande par semaine ? Si oui, c'est bien, passez votre chemin.
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