
47% des Français estiment que la crise économique et financière menace la capacité à bien vivre ensemble en France. Pour les Français, c’est la menace la plus inquiétante, largement devant les extrémismes religieux, l’individualisme, les extrémismes politiques, le repli communautaire ou le fossé entre les générations.
Alors que la crise économique se montre de plus en plus menaçante pour le vivre ensemble, les Français pensent qu’aujourd’hui on passe de moins en moins de temps à créer du lien avec son entourage. Pour une majorité de personnes interrogées, on consacre aujourd’hui moins de temps qu’il y a 20 ans à la famille (65%) et à aller à la rencontre des gens (77%).
Les Français aiment maîtriser et organiser leur temps. Ils préfèrent prévoir à l’avance ce qu’ils vont faire dans les semaines à venir plutôt que vivre au jour le jour sans vraiment prévoir (à 61% contre 39%). Pour eux, la vie au jour le jour est sans doute synonyme de manque de projet, de précarité, d’angoisse, surtout dans le contexte économique actuel.
Le temps vécu n’est pas toujours en harmonie avec le temps voulu, notamment chez ceux qui exercent une activité professionnelle, dont beaucoup (30%) regrettent qu’elle leur prenne trop de temps. C’est particulièrement le cas des cadres (42%).
Près de 15 ans après la mise en place des 35 heures, et alors qu’on parle de plus en plus de revoir ce dispositif, 44% des Français considèrent qu’on passe plus de temps à travailler aujourd’hui en France qu’il y a 20 ans.
Etude réalisée pour le Conseil économie social, environnemental
Merci IPSOS LE MONDE KPMG
Les causes de l’augmentation de la prévalence de l’obésité sont régulièrement passées au crible dans les revues scientifiques. C’est ainsi qu'en plus d'une prédisposition génétique, sont évoqués tour à tour le rôle d’une alimentation inadaptée, l’augmentation de la sédentarité et la diminution de l’activité physique ou encore l’intervention d’autres facteurs environnementaux, comme par exemple le manque de sommeil, ou le rôle des perturbateurs endocriniens. Depuis des décennies, on assiste à des courants inverses qui accusent tantôt la surconsommation de lipides, tantôt celle des glucides, des sucres voire du sucre dans la constitution de cette épidémie.
Le papier récent paru dans le journal Nutrition fait cette fois-ci le point sur le rôle éventuel de la consommation des différents sucres sur la corpulence des individus, dans le cadre de la célèbre étude NHANES (qui surveille la santé des Américains), entre son volet I (1971à 1975) et son volet III (1988 à 1994).
Les résultats pour cette période -déjà ancienne mais correspondant à la flambée de l’épidémie d’obésité- sont cohérents avec les résultats connus sur les glucides et l'apport calorique mais vont à l’encontre des idées reçues sur le rôle des sucres dans la prise de poids. Après des analyses multi-variées et des modélisations très poussées, les auteurs concluent que le principal facteur prédicteur de l'indice de masse corporelle (IMC) reste la quantité d’énergie totale ingérée aussi bien chez les enfants que chez les adultes.
La consommation de glucides totaux, quant à elle, présente une valeur prédictive négative et qu’il n'est retrouvé aucune valeur prédictive des sucres ajoutés pour l'IMC. Dans la phase III (basée sur un échantillon différent avec une surreprésentation des minorités ethniques), les calories totales ingérées ont diminué chez les enfants et augmenté chez les adultes. Cette dernière augmentation est due principalement à la hausse de la consommation de glucides et de lipides.
La consommation des sucres ajoutés et sucres totaux n’est pas corrélée à une augmentation de l'apport énergétique chez les enfants et est même inversement corrélée à l'apport énergétique total chez les adultes.
Les auteurs soulignent que ces chiffres déjà anciens ne peuvent pas être extrapolés à l’époque actuelle du fait de la modification de la structure de la consommation des sucres. Ils évoquent notamment la diminution de la consommation de lactose (due à la diminution de la consommation de lait)
et l’augmentation de la consommation de fructose (par l’augmentation de la consommation des jus de fruits et de sodas). Ils soulignent aussi l’absence de données entre les consommations de sucres ajoutés sous forme liquide ou solide et les éventuels effets sur le métabolisme et la prise de poids. Attendons les analyses des prochains volets de l'étude NHANES pour en savoir plus !
Is obesity development associated with dietary sugar intake in the U.S.?, Song WO, Wang Y, Chung CE, Song B, Lee W, Chun OK., Nutrition. 2012 Jul 17
Source : CEDUS

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