MiamMiam -

Les tripes à la mode de quand ?

Et revoilà la brave dame. Vous savez ? Ma brave dame.

Connaissant les arcanes de nos cerveaux reptiliens, les odeurs se mêlent aux goûts pour s'immiscer dans les souvenirs. Et les souvenirs, ma brave dame, elle en a plein. Aussi, il faut le savoir, le goût des choses d'aujourd'hui n'a rien, mais alors rien à voir du tout avec ce que c'était "avant".

Les tomates, elles avaient du goût, les tomates. Et puis le pain !

Un enfant apprécie ce qu'il mange s'il le mange dans une ambiance qui lui est agréable, voir même, favorable.  Donc vos enfants aimeront le poisson ou les épinards si vous les leur donner dans une atmosphère tendre, aimante, agréable... C'est aussi pour ça que la cuisine de maman, c'est sacré. Tout ce qu'elle fait, c'est le top. Et pas touche ! Pas de critique.  

Ce qui fait que la blanquette de veau râtée à l'ancienne nous laisse une larme à l'oeil même 50 ans après son ultime digestion

La cuisine de papa ou de grand-maman ne seraient pas, sans ces cervelets émotifs.

Ma brave dame. 

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Il paraît que ...

En nutrition, nous devrions avoir des cours d'éthologie, de psychologie, de sémantique.... Et nous devrions tous avoir été confrontés au phénomène de la rumeur.

La rumeur. Celle qui vous fait dire, presque malgré vous "docteur, est ce vrai qu'une pomme par jour éloigne le émdecin pour toujours ?" ou encore "il paraît qu'il faut manger les fruits en dehors de repas". 

Il paraît, on dit que, tout le monde sait que, les nutritionnistes disent que... bref. "On", si célèbre, et à l'esprit si désordonné qu'il mêle le vrai, l'ivraie, la rumeur et l'imbécile...

Saurez vous trier le vrai du faux dans ces diktats ?

- un petit déjeuner équilibré comporte forcément un jus d'orange et des céréales

- il ne faut jamais boire en mangeant

- éviter le sucre permet de maigrir

- le lait donne de l'arthrose

 

 

Mais plus encore que la vérité, ce qui est intéressant est le besoin de chacun de valider ses ombres d'idées qui passent au fond de son cerveau. Entendu ça ou là, lu parfois dans une presse inavouable, on le sait au fond de soi : la question est si désuète et semble si anodine qu'on préfère alors l'attribuer à d'autres. "ON" par exemple. Ila a bon dos et bon caractère. Et il ne nous contredira pas.

 

Alors allons-y de nos idées reçues.

Vous pouvez boire en mangeant ; vous pouvez bien commencer la journée avec un repas sans croquettes ni jus d'orange. Vous pouvez maigrir en mangeant du sucre et manger autant de lait que vous voulez sans attraper d'arthrose.

Quant à la rumeur, elle prétend que la meilleure façon de valider ses connaissances est de les tester autour de soi, de les confronter à d'autres cerveaux que le sien.

Croisez les avis, opinions et affirmations de différentes sources est encore la meilleure façon d'avoir une réponde correcte et pondérée. 

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Sucre, un canard, deux canards, un troupeau

Un morceau de sucre, c'est rien.... 5 grammes de saccharose, 20 Kcalories, une tonne de plaisir pur. Le saccharose dans l'organisme est aisément assimilé, utilisé, brûlé. Il laissera aux cellules de l'énergie, de l'eau (chic !) et un gaz carbonique que les poumons élimineront facilement. C'est un des rares nutriments qui ne laisse pas de toxine.


Alors, cessons de lui tirer dessus. Le sucre est bon. La seule chose qu'on puisse lui reprocher, c'est de provoquer des caries si on ne se brosse pas les dents... vous ne vous brossez pas les dents vous ? Dégoutant !


Mais tout ses maux viennent de sa délicioseté... c'est un nutriment pour lequel le corps a une passion et se laisse tenter pour un oui ou un non.
C'est vrai que lorsqu'on arrive à des taux de 200, 300 ou 400 grammes de saccharose par jour, on peut se demander si c'est bien raisonnable. C'est la consommation moyenne des Américains....
Alors ne vous privez pas de l'essentiel - le plaisir - mais gardez les pieds sur terre.
Et brossez vous les dents, quoi !

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Bilan des messages d'alerte sur les pub des produits alimentaires

On pourrait s'en réjouir... moi, ça m'attriste toujours.

Une enquête menée par BVA pour le ministère de la santé et publiée le 4 février, 74 % des personnes interrogées se disent favorables à la suppression des publicités alimentaires pendant les programmes télévisés pour enfants. Ca, c'est la bonne nouvelle. Mais la mauvaise, c'est que les messages de prévention de type "évitez de grignoter entre les repas" ou " ne mangez pas trop gras" sont compris à l'envers par près de la moitié de l'échantillon composé de 1 063 personnes : par exemple, 44 % d'entre eux pensent qu'une pub pour un yaourt aux fruits accompagnée du message "manger cinq fruits et légumes par jour " signifie que ce yaourt fournit une portion de fruit. Cette mauvaise interprétation est encore plus forte chez les moins de 15 ans. Et le message "ne mangez pas trop gras" à la fin de la pub pour les frites est compris comme "les autres marques de frites sont très grasses, mais pas celles-ci !".

Ce problème a été mis en évidence par une enquête de UFC Que choisir en février il y a un an et concerne les publicités pour les aliments manufacturés et les boissons sucrées.

De façon générale, l'idée de donner des conseils de bon sens sous forme de repères nutritionnels est bien perçue (87 % d'opinions favorables). " Manger cinq fruits et légumes par jour " arrive largement en tête des slogans les mieux mémorisés.  Près de 43 % des personnes interrogées considèrent que ces messages incitent à la réflexion, et 21 % assurent même avoir changé leurs habitudes alimentaires après cette campagne.

Ils disent manger plus de fruits et légumes et boire moins de sodas. En outre, 17 % des sondés déclarent avoir modifié leurs habitudes d'achat suite à la diffusion de ces messages. Certains disent acheter moins de produits gras et sucrés qu'avant.
 Alors ? Faut-il revoir la copie ?

 

Et si on faisait, plutôt, de l'éducation nutritionnelle ? 

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Non ! Nos ancêtres ne mangeaient pas bien !

Et je ne vous parle pas de nos arrières grands mères. Non. Je vous parle de nos ancêtres des cavernes et ceux qui les ont suivis. Il y a une paire de millions d'années, l'Homme était chasseur-cueilleur (vous vous souvenez ?) et il devait consommer 3 à 4000 kcalories par jour, beaucoup beaucoup de fibres alimentaires (100 g ou plus) et très peu de sel. La composition en protéines et en lipides étaient essentiellement variable, avec des jours "avec" où bombance était faite (la viande et sa graisse), et les jours "sans", plutôt végétariens.

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L'espérance de vie ne devait pas dépasser 30 ans. Il faut attendre ces quelques dernières décennies pour voir subitement augmenter l'espérance de vie : en 1897, l'espérance de vie d'un bébé fille était de 45 ans. En 2000, il était de 84 ans pour une fille... la qualité des soins, la qualité de vie (sécurité des personnes, secours) et la qualité de l'alimentation sont directement responsables. 

Alors n'écrivez plus sur ce blog que "c'était bien mieux avant". Non. Avant, c'était pas terrible ! Du tout. Et si quelques vieillards d'alors ont réussi à traverser un siècle, c'est bien très exceptionnel. Tout comme notre Jeanne Calmant...

Avec l'espérance de vie, la qualité alimentaire s'est beaucoup améliorée, à la fois en qualité et en quantité... Au point de passer de l'autre côté de la montagne pour devenir "too much". Et les ennuis commencent.

Les Hommes ne sont évidemment pas habitués à l'abondance alimentaire, qui est une vraie innovation dans l'histoire de l'humanité ! Aujourd'hui, et pour la 1ère fois, un enfant obèse a plus de chances de mourrir avant ses parents !

Trop trop trop ! Trop de graisses saturées par rapport à nos dépenses. Trop de sucre simple consommé de façon massive. Trop de sel, trop d'alcool....

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C'est à nous - vous et moi - qu'il revient de construire l'espérance de vie de demain. Nos enfants : quel héritage allons nous leur laisser ? Moi, j'aimerais bien qu'ils sachent comment manger pour vivre heureux et en bonne santé dans la paix et l'équilibre.

Et vous ? 

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Tendances, vous avez dit tendances !

Allant de droite et de gauche, au nord et au sud, certains salons professionnels sont le point fort de rencontres entre spécialistes impliqués dans l’innovation : ils préparent les formulations de demain, véritable creuset des tendances. Décryptage.

einstein
Allégation et profils nutritionnels

    On ne parle plus que de ça dans les entreprises agro-alimentaires !  Combien d'allégation nutritionnelle et santé tomberont, lorsque les profils seront publiés, conditions requises pour avoir le droit de porter une promesse nutritionnelle. Même si la philosophie de la loi est connue, les modalités sont en cours de définition. La bagarre inter-filières est rude pour savoir qui aura le plus de voix pour impressionner les législateurs. La réunion des 11 et 12 octobre à Parme en a été le ring. Restera à évaluer les conséquences industrielles des décisions qui seront prises par le parlement.

    En attendant, les industriels innovent dans l’amélioration des profils nutritionnels : c’était le but recherché par les dirigeants, qui n’ont pas idée de l’imagination inouïe des entreprises de ce domaine. Remplacer le gras par des fibres. Limiter le sel sans préjudice pour le goût. Substituer le sucre par d’autres artifices édulcorants…
Les nanotechnologies ont, à ce titre, une place à prendre dans les process afin que les progrès en termes de formulation puissent faire un bond.


Contrôler l’appétit est le sujet préféré des.. .repas d’affaires entre professionnels du Food ! Obésité oblige ? Non : les biens portants, ceux qui ont les « 3 kg à perdre », veulent une alimentation plus efficiente. Fini les coups de barre, fini les fringales… Alors, côté appétit, on modère, on supprime, on s’en débarrasse !

 

Mais aussi, prévenir l'obésité de l'adulte, ce qui se fait dès l'enfancecourbe
Geler le vieillissement

    Serons-nous tous tricentenaires ? La dégénération des tissus et des fonctions physiologiques est le domaine le plus étudié dans le domaine de la nutrition et de la santé. Comprendre le phénomène pour mieux le combattre… mais surtout, trouver LA bonne solution pour freiner voir supprimer cette lente dégradation ? Ce qu’il faut bien nommer « Aging market » s’avère un filon en or massif.
Plusieurs experts viendront s’exprimer sur leurs thèmes de recherche, notamment Nizo Food research, et quelques universitaires bien sentis.
« Pinpointing the Most Promising Markets for the Aging Population »… c’est tout dire !


Aller à l'essentiel, mais y aller vite !
    En réaction à la consommation de masse, les plus jeunes générations se révoltent et "anti-consomment". Refusant de ressembler à leurs parents, ils veulent des non-produits industriels. Une fabrication "durable", une promesse pour l'environnement ou pour le bétail qui a la gentillesse de nous nourrir...

    L'écotourisme fait un tabac : ils partent suer sur quelques flancs montagneux et reviennent ravis d'en avoir bavé - "c'était la première fois" !
Un string écologique suffit parfois.  
    Pour autant, pas de concession possible avec le temps passé. On est quand même en 2007, et même si on cherche à passer plus de temps dans la cuisine, le dimanche, les autres instants de consommation sont quasi-instantanés. Un peu comme le refueling d’une voiture : fonctionnel, rapide, économique, efficace !

« Free from food ! »
C’est bien le souhait des hommes. Liberté toute relative, mais liberté quand même.

Back to the future
    En recherchant les produits de leur enfance, ils recherchent le bonheur de pleurer en toute nostalgie, l'authenticité ou du moins, ce qui peut s'en approcher. Le « Fait-main », l'artisanal, les petits producteurs... le cri de ralliement, c'est "petit et vrai". Et les innovations ne manquent pas dans ce retour en arrière…. Car aujourd'hui, c'est l'ère du "fait pour moi" L'ère de l'individualisme est arrivée : en réaction au marketing de masse, le mangeur veut des produits "faits juste pour moi". On connaissait déjà les jeans Levi's qui délave ses pantalons de manière à ce qu'il n'y en ait pas deux pareils. L'impression d'avoir une "série limitée" étant très valorisante. Maintenant, c'est la Toyata Scon qui est customizable à loisir, permettant de la rendre quasi unique pour vous ! Dans le domaine alimentaire, la tendance se développe, avec des produits industriels qui semblent faits pour vous seuls.

 Les nouvelles raisons d'avoir peur  
    Les scandales se suivent sans se ressembler, orchestrés par la presse qui se décarcassent pour « vous donner de nouvelles raisons d’avoir peur »… il faut bien que tout le monde vive ! Mais la confiance s'érode. Dans le siècle post-11 septembre, les consommateurs recherchent à maîtriser leur environnement. La translation vers des produits plus sains, plus sûrs, plus sécurisants, y compris le BIO, implique d'autres valeurs. Car la crainte ne fait que glisser d'un univers vers l'autre.

    Elle est maintenant plus insidieuse, plus diffuse. Plus de la moitié des Européens ne font pas confiance dans les allégations faites par les marques alimentaires. Une vraie crise de confiance ou un doute omni-présent ?

Food miles
Les choix alimentaires seront dorénavant faits selon deux chiffres assénés en facing des emballages : le nombre de calories (§ les cartouches de la CIIA) et le chiffre des food miles… Bref : c’est un « non-choix » que l’industrie s’apprête à nous faire faire. On choisira « ce qu’il y a de moins pire »…. Quel dommage de réduire les atouts des aliments à des simplicités aussi terrorisantes !


Sécurité des approvisionnements

    A mesure que les menaces de changement climatique se confirment, les acheteurs changent le braquet et cherchent à éviter une catastrophe : celles de la sécurité des approvisionnements.

    Le prix, mais aussi, la qualité des denrées se trouvent menacés.  L’impact sur le métier de PAIste est grand… il est temps de travailler sur ces questions et de trouver des solutions pérennes et…durables !
Le Food Climate Research Network (FCRN) travaille à évaluer les émanations de gaz carbonique des professionnels de l’alimentaire en Grande-Bretagne… savoir qui du pollueur ou du consommateur !

 Saisissez l'instant  "Être sur la balle" est devenu le symptome majeur de l'homme ou de la femme actifs, et dans le vent.  Le temps est la denrée la plus rare des marchés. Alors, le phénomène "Eat on the go" est passé n°1 des tendances en 2006, à égalité avec la santé. D’ailleurs, en 2007, eat on the go a entraîné la santé dans son sillage.  La santé pratique ! A découvrir absolument !  
 Nous sommes tous des VIP. A force de voir des stars sur papier glacé, des publicités vénérant les personnalités irréelles de beauté et de minceur, on se prend pour l'une d'entre elles. Tenez ! Achetez un chewing-gum Hollywood et tout soudain, vous avez les pieds dans l'eau et plein de copains bruyants qui chantent !  Marcher dans les cirques publicitaires qui sont légion, nous fera -t-il perdre la tête ?  
Quand l’ethnique supplante le folklorique
    Pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, on choisit ses aliments en fonction des autres !
Pour assurer un revenu correct à tel planteur de café, pour participer à l’érection d’un dispensaire, pour contribuer à mettre du beurre dans les nouilles du secours populaire…
L’exotique, qui relève bien plus du folklorique, est peu à peu supplanté par ces nouveaux modes de consommation. Pour les industriels, un nouveau filon s’ouvre devant eux.

Formuler en y mêlant de l’humanité. Vaste programme !

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L'instinct en nutrition : survie ou autodestruction ?

Je, tu, il, nous parlons souvent d'instinct à propos de choix nutritionnels. Normal : c'est lui qui nous guide à travers l'offre qui s'étale devant nos estomacs estomaqués, justement, par tant d'abondance. Il faut vraiment avoir les dents bien plantées pour conserver son calme salivaire dans une situation pareille.

Imaginez seulement un renard au beau milieu d'un poulailler garni ? Il devient fou et plante ses dents partout, aveuglément. 

Mais nous, non ! Nous restons stoïques devant cette pléthore nutritionnelle.

Pourquoi et surtout : comment continuer à garder son calme ?

En continuant à garder le cadre qui a été établi devant vous et pour vous par votre mère, votre père, grand mère, ou nounou.

Les heures fixes des repas. La théatralisation de ceux-ci : entrée, plat, salade, fromage, dessert... les gestes et les commandements qui leur sont liés : tu ne mettras pas ta fourchette directement dans le plat ; tu ne mettras pas ta cuisse de poulet dans ton nez ; tu ne recracheras pas dans le plat... j'en passe.

Mais dans tout celà, il y a aussi des règles de modération : ferme la bouche en mangeant ; on ne parle pas la bouche pleine ... déjà les bavards ont une assurance anti-gavage.  Ne te resserts pas plus d'une fois. On ne mange pas de pain avec la pizza ou avec les pâtes... Bref. Tout ceci pour dire que le cérémonial orchestré autour des repas et de la nourriture sont votre meilleure assurance "équilibre alimentaire".

 Si on vous a appris à ne pas ajouter de beurre dans la crème fraîche, ni d'alcool dans le vin, ni de sucre dans la confiture (pardon Papa !), c'est pour une raison simple : parce que trop, c'est trop.

Alors l'instinct ?  

Aujourd'hui, vous ne savez plus digérer du lait ? Alors votre instinct vous fera fuir le bol crémeux, et même peut-être les aliments qui en prenennt l'aspect, comme le blanc-manger par exemple.

Vous avez été empoisonnés par des fruits de mer ? Impossible alors de vous faire avaler ne serait-ce qu'une petite crevette....  

Alors voilà : cet instinct là n'est pas de l'instinct. C'est une bonne leçon apprise par votre corps, et qu'il retiendra longtemps.

Nous avons tous été écoeurés par un ou des aliments dans notre vie. N'insistons pas. Mais apprenons à distinguer l'aversion vraie et "la bonne leçon". 

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Comprendre la faim et la satiété



La faim ! C’est un des signaux les plus vifs et puissants que le corps peut ressentir, un signal qui l’incite à rechercher sa nourriture… et à la manger, bien sûr !
Cette faim-là vous sauve la vie. Mais pour certains, elle la gâche, car elle entrave les efforts que vous devez produire pour perdre du poids.
Car plus vous attendez pour satisfaire votre faim, et plus elle devient méchante, lancinante, revencharde. Alors plus vous attendez, moins vous ferez les bons choix !


Comme vous le savez, le meilleur moyen pour faire cesser la faim, c’est de manger : manger et procurer la satiété. Ce sentiment de complétude, de béatitude que nous avons tous après un repas nutritif qui – justement – nous « comble ».

Certains aliments sont très rassasiants. Je ne parle pas du cassoulet. C’est vrai, il l’est aussi ! Mais de certains aliments qui rassasient mieux que d’autres.
Vous sentez vous plus comblé après Une portion de choucroute ou après avoir mangé deux pommes et un paquet de bonbons ?
Il y a pourtant les mêmes calories, mais une composition différente. Dans le premier cas, vous serez rassasié et comblé pendant plusieurs heures. Dans le deuxième, vous aurez faim 3 heures après.


Depuis des décennies, les chercheurs ont étudié la satiété, et certains enseignements sont aujourd’hui une évidence. Les calories apportées par les liquides (boissons) sont peu comptabilisées et apportent peu de satiété. Les calories apportées par les lipides sont mal comptabilisées au contraire de celles apportées par les protéines, très rassasiantes. Ce qui a donné la légitimité aux régimes hyperprotéiques, par ailleurs dangereux si on les suit trop longtemps.

Selon le type d’aliment, on peut quantifier le pouvoir satiétogène – même siil est fonction de variation individuelle et des repas pris antérieurement… on n’a pas le même état physiologique quand on a mangé la veille des repas copieux que des repas allégés !

Selon Suzanna Holt et son équipe (Sydney University), chaque aliment peut être qualifié par un index de satiété.
Cet index est proportionnel à la quantité de l’aliment, donc à son volume, et à sa teneur en protéines et en fibres. Plus un aliment est riche en eau, en fibres ou en protéines, plus il est rassasiant. Ainsi, des légumes, un plat de poisson, des laitages 0% sont très rassasiants, quand un biscuit ou une confiserie le sont peu.

Bien sûr, ce n’est pas aussi simple ! Le plaisir de la dégustation pousse parfois les plus gourmands à manger au dessus de leur faim, simplement pour le plaisir ! Compensent-ils aux repas suivants ? Pas toujours ! Et ils apprennent souvent à avoir du plaisir à manger sans faim.

Rester raisonnable entre deux gourmandises est encore la meilleure façon d’être gourmands et en bonne santé

"The Satiety Index of Common Foods", were published in the European Journal of Clinical Nutrition, September 1995.

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Le plaisir, moteur de l'équilibre

Le plaisir alimentaire, c’est une récompense, c’est lui qui motive le mangeur et l’oriente vers le bon choix.

C’est la carotte physiologique....

Pourquoi la chose sucrée nous procure du plaisir ? Par ce qu'elle fournit au corps, tout de suite, une énergie douce sans scorie, facile à mettre en oeuvre.  

L’évolution a permis aux espèces au fil de ses découvertes alimentaires, à déterminer ce qui était bon pour elles et ce qui était toxique. Aujourd’hui, ce que vous percevez comme délicieux est le résultat de cette évolution, fruit des siècles d’apprentissage alimentaire.

Ce qui apporte la satisfaction des besoins nutritionnels procure du plaisir physiologique, matérialisé par le plaisir des sens. Et comme nous sommes des animaux sociaux, nous avons appris à notre tribu ce qui était bon de ce qui était toxique : d'où l'importance de la convivialité. Depuis, peu à peu,  les aliments qui nous procurent le plus de plaisir sont ceux que nous partageons.
Aujourd’hui, ce que vous percevez comme délicieux - bon pour votre corps ou bon pour votre esprit – vous a été inculqué par votre entourage. L’entourage d’un renardeau, ou d’un étourneau, c’est la maman. Mais dans votre cas, l’entourage, c’est un peu la maman, un peu la famille, l’école, et … la pub.
Allez contre son plaisir est à court terme nocif. Mais ne pas apprendre à distinguer ce qui est bon pour le corps de ce qui est conforme à la pub, dénote très directement le niveau d’intelligence et de discernement.

 

Allez ! Une bonne petite résolution ! Je jure de ne manger que ce qui fait vraiment plaisir à mon corps, en partageant. 

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Pourquoi doit-on obéir aux diktats nutritionnels ?

Mange ta soupe ! Finis ta viande sinon tu seras privé de dessert... Tous ces ordres n'ont eu pour principal effet que de vous faire détester définitivement la soupe ou la viande, et d'adorer les desserts au point où le raisonnable n'a plus de place. On se réveille la nuit pour en manger... Alors Parents, dites-leur plutôt "finis ton big MAChin sinon tu seras privé de fruits ou de brocolis "...Mange ta soupe ! Finis ta viande sinon tu seras privé de dessert... Tous ces ordres n'ont eu pour principal effet que de vous faire détester définitivement la soupe ou la viande, et d'adorer les desserts au point où le raisonnable n'a plus de place. On se réveille la nuit pour en manger... Alors Parents, dites-leur plutôt "finis ton big MAChin sinon tu seras privé de fruits ou de brocolis "...

A propos de consommer des fruits et des légumes : les premières campagnes d'incitation ont démarré aux états unis en 1988 avec des campagnes supra fédérales incitant à consommer "5 a day". Depuis, la consommation n'a cessé de baisser. De deux choses l'une : ou bien l'agence de com était vraiment mauvaise, ou plutôt, s'il n'y avait pas eu les campagnes, les Américains seraient peut-être déjà tous morts ? Prenons-en de la graine.

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Mondialisation, métissage & cannibalisme

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Admirez ces crabes et foie de poissons... hummmmmm on en mangerait. C'est au marché d'Abidjan....Ici, personne n'embête personne avec la chaîne du froid.  

 

En ce jour d'agapes, il est de bon ton de partir dans des découvertes gustatives et des excès stomacaux en tous genres...

La mode est à la cuisine Thaï, au Curry et au cru japonisant… Mais la mode pousse au métissage, beaucoup plus drôle, parfois sorti directement de la cuisine de Gaston Lagaffe.


 

Comme des nuggets de poulet goût pizza ( !), des cacahuètes aux herbes thaï, des sardines à la mousse de framboise (Espagne), un tiramisu de foie gras de canard au café et chocolat (Allemagne), du caviar et sorbet à la liqueur de noix (Italie), des caramel et chocolat au gros sel gris de mer.


On arrive alors droit au cannibalisme. Les biscuits s’emparent du petit-déjeuner, les yaourts prennent les saveurs des pâtisseries (crumble, tatin et autres citron meringué), et Nike fait des eaux pour sportifs… Plus personne ne reste sagement dans son rayon. Non. On déborde et ces débordements font parfois beaucoup de vagues.

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Géopolitique nutritionnelle

Voilà à peu près 30 000 ans que l’Homme sait et écrit l’influence de l’alimentation sur son état de santé, mais il faudra attendre 2001 pour que le gouvernement français se mette à faire campagne pour sensibiliser les citoyens… l’oreille dure, les pouvoirs publics !!
Les preuves s’amoncèlent pour étayer le lien entre alimentation et santé, les états et les organisations mondiales démontrent une prolixité sans précédent, comme pour faire oublier leur mutisme et leur léthargie précédents.
On aurait pu en épargner des tonnes de cellulite, de glucose sanguin, de triglycérides et de gamma GT...

 


La paupérisation : vaste sujet

Les Américains sont fiers de posséder les pauvres les plus riches du monde… Est-ce pour ceci qu’ils en favorisent le développement ? Plus de 17% de la population américaine vit sous le seuil de pauvreté. C’est le pays « riche » qui compte le plus de pauvres…
(Source : http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=292)
La France ne fait pas exception, avec 8 % des Français. Mais grâce à notre système de santé, la protection médicale, les aides diverses, le niveau de vie général des Français n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies... n’en déplaise aux politiques d’extrêmes bords.
En revanche, ce qui a échappé complètement aux industriels, c’est que l’alimentation est devenue non vitale. Lui sont prioritaires depuis peu, le téléphone portable, la TV et les autres biens électroniques (Internet, consoles de jeux). Ainsi, le budget des ménages dédié aux portables devient plus important que celui consacré à la nourriture…
Les 500 hommes les plus riches du monde ont autant de revenus que les 500 millions de pauvres.

 

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Gagner des parts d'estomac

Que fait un marchand de bombes quand arrive la paix ? Ne croyez pas qu’il aille pointer au chomage – non. Il installe la crainte, fait courir des bruits de conflit, et conjure ses amis-clients de se prémunir contre toute éventualité.


Que font les amis de l’aspartame quand ils apprennent que leurs ventes ne sont pas suffisantes ? Et que les Français sont réticents à la chimie ? Ils cassent du sucre sur le dos du sucre. Côté beurre, ce qui devrait tourner à la panique – « attention, le beurre est dangereux pour la santé », disent les médecins ignares nutritionnellement – tourne à l’opportunisme. Faisons des « beurres » contre le cholestérol. Et le marché se gorge de trucs tartinables qui ont tous un point commun – le mot « cholestérol » écrit en gros sur le facing et sans qui personne n’achèterait. En vrac, du beurre sans cholestérol, de la pâte à tartiner aux stérols végétaux pour éliminer 12 % de votre HLD Cholestérol, ou une pâte à tartiner aux Oméga 3 pour réduire le cholestérol… les 3 produits sont d’une efficacité et d’un intérêt très inégal. Mais peu importe : ils ciblent tous l’estomac soucieux. Attention aux marchands d’armes. En temps de paix, ils sont prêts à tout.

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Le bonheur est dans le près? ou dans le loin ?

Être heureux - est-ce seulement la bonne question ? - et très égoïstement, faire de l'humanitaire de façon à remplir suffisamment ma petite vie et la rendre éligible au paradis de l'au-delà. L'égologie.

Faire de l'humanitaire : l'action en faveur des déshérités se développe aussi vite que le temps libre. Voyez-y une relation de cause à effet. Se donner bonne conscience. TITRE_IMAGE

Le problème de l'humanitaire est qu'il fait plus de mal que de bien. L'enfer est pavé de bonnes intentions, et celles-ci sont de taille.
Donner sans qu'il y ait eu de travail ou de mérite fausse forcément la morale, et rompt le cycle vital établi par l'Homme : Je veux, j'agis, donc j'obtiens. Comme ça vient tout seul, qu'il suffit d'attendre, je n'agis plus. Et je ne veux plus rien non plus. On expurge ainsi toute vie dans leurs vies. L'argent n'est pas une fin en soi, mais seulement un moyen pratique d'échanges entre les hommes. Si l'on doit toujours partager avec son prochain, il n'est pas équitable de donner aveuglément aux uns et pas aux autres.

D'ailleurs, dans notre pays riche, très riche, nous faisons les mêmes erreurs et donnons aux uns sans qu'il y ait aucun travail, aucun mérite. Ces personnes sont ainsi démunies de toute leur humanité. Ils n'ont plus que des droits, aucun devoir. Ils n'ont plus d'avenir, et pour le dire, font flamber les banlieues. Donner à l'homme une tâche : son salaire sera toujours plus savoureux, et toujours mieux employé.

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Tout aliment est empoisonnant. C'est une question d'occasion !

Vous êtes tous persuadés que les aliments doivent être sains et propres, lavés de tout soupçon.
C'est oublier qu'un aliment est une compression d'éléments malfaisants et bienfaisants tout à la fois, et que la dose seule fait le poison.
Un bon cassoulet par exemple : il a de bons nutriments, dont la cuisson a permis l'assimilabilité (le collagène de certaines parties des viandes qui le composent) . Le mélange de micronutriments est tel qu'il permet la biodisponibilité .

Les haricots ou les viandes du cassoulet sans cuisson ? Rien de nutritif ! Que des flatulences !

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Mais le cassoulet contient aussi des éléments qui, pris en excès, pourraient avoir des conséquences à court, moyen  ou long terme. Cholestérol ? Triglycérides ? Syndrome métabolique ? 

C'est pourquoi il faut l'arroser de vin.


Tenez ! Prenez l'eau : c'est un "aliment" fort dangereux. Pris en excès, il vous fait mourrir assez vite. Mais il est aussi capable d'insidieusement vous transférer des indésirables du sol à l'estomac puis à votre sang.

Très dangereux, l'eau ! Combien d'humains sont morts par sa cause ? morts de soif, morts d'empoisonnement, morts d'intoxication...

Non, résolument : mangez varié de façon à alterner les poisons. C'est encore la meilleure solution !

 

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