MiamMiam -

Les raisins de la colère

Trop facile de décider que le salut est dans le pinard ! Même si Noé est mort imbibé à 400 ans, il n’a rien démontré et derrière lui, les générations de picolos n’ont pas encore su porter la preuve scientifique que le vin rendait éternel.


Le paradoxe français a beau dos ! On lui attribue ce qui nous arrange. Les viticulteurs, le vin. Les fromageurs, le fromage. Les panificulteurs, le pain. Les foiegratins, le foie gras.

oies


Les gastronomes et autres hôteliers, la bonne chair.


La puissance antioxydante du vin est directement fonction de la variété de vignes cultivées, du sol, du mode de récolte, de la façon de presser, de filtrer ou non, d’élever le vin… et surtout, de la barrique !
Neuve, de bois de chêne pédonculé français, de Tronçais ou la rigueur, du limousin, et vous voilà, délicieux paradoxe français, plein d’éléments protecteurs.

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Manger pour être plus beau

Ce que tu manges se voit sur ton visage !pomme sourire

Tout le monde sait ça ! Non ?

Le nez rouge, les joues rebondies et coupe-rosées indiquent une alimentation riche en vasodilatateurs. Les tissus sont marqués par les stigmates d' une extra chaleur importante et fréquente. L'alcool peut être impliqué dans ce processus, mais pas seulement.

Un visage ridé comme une vieille pomme, très finement cisaillé, un peu terne indique une déficience en certains acides gras et une trop fréquente exposition à des toxiques ou à des éléments délétères comme le vent ou le soleil...

Et ça se soigne, ça ?

Oui ! C'est l'objet de la dermonutrition. Et vous allez en entendre parler avec de plus en plus de détail dans ces pages, sous peu.

Pour le moment, pensez à boire bien plus d'eau encore, à manger davantage de fruits ou de légumes sous quelle que forme que ce soit, crus, cuits ou en jus. Soignez aussi vos apports quotidiens en acides gras essentiels comme l'acide alpha-linolénique et l'acide gamma linolénique... donc dans l'huile de colza par exemple, et dans l'huile de bourrache pour le 2ème.

Et à demain pour la 2e leçon. 

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Pour les Aliments nouveaux ? Il faut une éducation nouvelle !

Les 2/3 des aliments que vous achetez en supermarché n'existaient pas il y a 20 ans.... alors comment survivre, avec l'éducation nutritionnelle que vous avez reçu en deça de ça ?

 

Vous savez qu'il faut laver ses mains avant de passer à table, qu'il faut "au moins" finir sa viande et qu'on ne jette pas de pain.

Mais pour tous ces aliments nouveaux qui sont légion... comment faire ? Pas de mode d'emploi. Que des conseils d'amis ou de grande tante qui n'en savent pas plus que vous. Et les médecins ? C'est pire que vous : ils n'en savent rien.

 

Alors pour savoir comment composer un menu équilibré à base de big Machin ou de pizza chorizo, rien de tel qu'une petite éducation nutritionnelle moderne. 

 

Avis au ministre de l'éducation !

Prévoir des cours d'équilibre alimentaire !

 

 

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Quand la santé contamine tous les rayons...

C'est une vraie épidémie : la santé contamine tous les rayons, y compris ceux qui ne se mangent pas.

 

Là, c’est une bouteille d’huile qui indique « sans sucre ajouté » ; là bas, une sucette sans cholestérol ; plus loin, un soda 0 % de matière grasse.

Pareil pour le liquide vaisselle qui réserve la douceur des mains ou permet de tuer les petites bactéries, idem pour le produit à WC 0% de bactéries ou le shampoing pour cheveux déprimés... sans parler des téléphones portables recommandés par la ligue contre le cancer de l'oreille.

La santé ! C'est ce qu'on cherche puis qu'on exige de ne plus tomber malade quand on mange...ALors hop ! Le tour est joué… mais le tour, c’est bien le consommateur !

La loyauté et l’éthique motivent pourtant la majorité des intervenants. Reste que 3 ou 4 marques osent trépasser la ligne blanche, tête haute, gosier gonflé de prétention et d’insolence. Mais que fait la police ?

 

Lors d’un voyage outre-manche, j’ai été surprise par une classe de jeunes collégiens que j’interrogeai à propos de leur opinion nutritionnelle des biscuits, des yaourts et des eaux en bouteille. « les biscuits sont des pâtisseries : gourmandes, riches, caloriques. Il ne faut en magner que dans les bonnes occasions, anniversaire, fêtes.

Les yaourts aux fruits sont des desserts. Lorsqu’on fait attention à sa ligne, on les évite.

L’eau en bouteille est de l’eau en conserve, à utiliser en dépannage seulement. »

 

Le pouvoir de la publicité ?!!

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Au buffet : où l'évidence de notre parenté au rat prend corps

Mettez un groupe d'individus devant un buffet garni, tous ensemble au même moment, et observez.

L'homme devient alors animal : plus rien ne compte que ce qu'il convoite. Il n'a plus d'ami, plus de congénère,  plus de compagnon (éthymologiquement com-pagnon, avec qui on partage le pain), mais que des concurrents.

Là, l'estomac n'a plus d'oreille, ni de limite. Les assiettes se garnissent en forme pyramidale, et on mange alors 2 à 3 fois plus que l'habitude.

 Pitoyable spectacle. Les comportementalistes en nutrition sont passionnés par ces instants là, où la raison se cache au fond de l'animalité.

Lorsqu'on dispose des miroirs derrière les buffets, de façon à ce que les gens se voient,  les comportements sont tout aussi fébriles, mais masqués par un "quant à soi, vernis social mi-sourire, mi-coincé. 

Finalement, qu'est ce que c'est drôle, la nutrition !

Allez ! Bon appétit !! 

 

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La nutrition : une histoire avec des hauts et débats

Au Moyen Âge, la diététique et la nutrition étaient reines. Réservées en strict droit aux médecins, elles leur permettaient de pallier leur inopérance face aux pathologies, ayant des pouvoirs extrêmement limités contre les pathologies d'antan.       

   Ensuitre, c'est un trou noir : il faut attendre 3 ou 4 siècles avant que la nutrition passe du statut "d'épicerie" au rang de "science", puis soit enfin considérée par le corps médical.

Oyez ! Voici l'histoire de la nutrition au fil du temps. 

 magnet frigo

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Quelques vérités à propos de calories

Les calories : certains n'ont que ce mot là à la bouche ! Elles représentent non plus une mesure thermique de la combustion des aliments mais une bombe à retardement que l'on évite d'accumuler.

 Alors on compte les calories, on les égrenne comme un chapelet, on les instille contraints et forcés par un appétit esclavagiste.  Et plus on les compte, plus on les décompte. Et on se force à monter une marche de plus pour dépenser 5 calories supplémentaires...

chercheur

 Mais non. Ce n'est pas du tout comme ça que ça marche.

Les calories sont une mesure donnée par un calorimètre (!) dans lequel on a placé un aliment et que l'on brûle pour savoir combien il restitue d'énergie lors de cette combustion. Une calorie étant l'énergie nécessaire pour faire passer un gramme d'eau de 4 à 5 ° C. On mesure donc une chaleur dégagée.

Aujourd'hui, on fait bien plus simple.  

On mesure la quantité de protéines et de lipides d'un aliment, de cendres et d'eau, et par différence, on calcule la quantité de glucides.  Pour l'énergie, on estime d'un gramme de protéine ou de glucide apporte 4 calories, un de lipide 9, un d'alcool 7.

calories counter Mais dans le corps, ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe.  Quand Paul mange 10 grammes de glucides, il en tire 40 calories alors que Pierre en tirera seulement 20 mais Jean 60....

Pourquoi ?  Parce que Jean a des besoins impérieux ; parce que Jean a eu un passé nutritionnel tumultueux et qu'il "profite" de toute calorie ingérée ; parce que Pierre n'utilise pas tous les aliments qu'il avale...

Un groupe d'individu aura donc une efficience nutritionnelle disparate.

Est ce pour autant ridicule de compter les calories que l'on mange ? Pas forcément. Mais considérer que 5 calories sont importantes - NON.

 

 

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La Nutrition autiste

C'est la nutrition qui n'écoute pas les mangeurs . la nutrition qui est ortho-phile, qui n'aime que ce qui est dans les normes, dans les clous de la diététique, mais , justement, sans éthique.

Bien des médecins pratiquent la nutrition autiste : ils n'écoutent pas leurs patients et se contentent de hocher la tête quand ils entendent pour la Nième fois "docteur, je ne mange rien, et pourtant, je grossis". Ils pouffent quand elles disent "je ne mange qu'une feuille de salade mais je ne maigris pas". Ils tournent la tête quand elles disent "je fais ceci ou celà mais je ne perds rien".

Pourtant, la nutrition pratique est une affaire de communication : mode d'expression de l'individu dans son contexte de vie ; langage du corps et de l'esprit ; aveux que l'on voudrait faire à son médecin et que celui-ci, souvent refoule d'un "hum hum" pressé. 

Et pourtant, chers médecins, si vous écoutiez vos malades ! Ils vous donnent, gratuitement, le bon diagnostic.

Alors je m'adresse à vous, malades, patients impatients, perturbés du poids, souffrant de la nutrition. Parlez, parlez et parlez encore, avant de manger. Exprimez ce que votre estomac vous dit. Trop ? Pas assez ? Lourd ? Trop léger ? insignifiant ?

 

Mais parlez ! Ce qui passe par la bouche est toujours nourrissant, dans un sens comme dans l'autre, en parole ou en aliment.

 

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L'eau, enjeu majeur des générations à venir

Prenez un homme de 70 kg et essorez-le. Il n'en reste plus que 20 kg...

chameau

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Troublion nutritionnel

A table avec un groupe d’inconnus, lors de repas professionnels ou à l’occasion de cérémonies familiales, la discussion peut rapidement mal tourner. Que faites-vous dans la vie ? Nutritionniste ! Et plouf.
Immédiatement, les fourchettes se posent, les verres restent pleins, plus personne n’ose bouger, craignant la sentence, le diagnostic suivis d’un long sermon ou d’une verte engueulade.
J’ai autant de popularité qu’un fervent d’Al Khaida dans un cockpit.
Aussi chers compagnons (com – pagnons : ceux avec qui on partage le pain), apprenez, plutôt que la nutrition, ce n’est pas de la diète, éthique ou pas. Il s’agit de science et d’intelligence. Une fricassée de bon sens, où la gourmandise et le plaisir sont rois.
Plutôt qu’un cours de nutrition, laissez-moi vous poser deux petites colles, histoire de se détendre.
Si je veux consommer un peu plus de vitamine C, dois-je préférer une pomme à croquer ou le même poids de pommes de terre bouillies ? Et que dois je privilégier dans cette liste : le kiwi, l’orange, le poivron, le chou vert, l’épinard ?


Réponse demain

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Et des vitamines, il vous en faut ? Des vitamines ?

 Il existe des tables très précises détaillant les besoins nutritionnels des différentes catégories de personnes.
Elles indiquent les besoins des uns et des autres dans les différents micronutriments. Par exemple, le besoin en vitamine C évolue de 10 mg par jour à 110 mg par jour selon l’âge…
Ces informations sont destinées aux professionnels de santé, pour des recommandations globales. Elles ne conviennent évidemment pas pour un individu particulier.
En effet, si les études épidémiologiques indiquent qu’en moyenne, un apport quotidien de 60 mg de vitamine C est corrélé à un statut sanguin correct, peut-être que pour un individu particulier, la moitié seulement conviendrai. Ou peut-être a-t-il besoin du double !

Il faut aussi comprendre comment sont établies ces recommandations : ne croyez pas que l’on ait pris des groupes de sujets, attachés pendant plusieurs mois, privés de différents nutriments pour vous ce qu’il se passe et établir les quantités minimales pour la survie. On n’a pas pu faire ça faute de volontaires.

Ce que l’on a fait est un peu la démarche contraire : on a étudié l’état de santé de la population française, mis en parallèle son alimentation, estimé ses apports en micronutriments et déclaré que c’était comme ça qu’il fallait continuer.
Donc, quand on propose de consommer 60 mg de vitamine C, on sait que les habitudes alimentaires françaises apportent en général cette quantité, et que c’est la quantité optimale moyenne.

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Pourquoi on préfère toujours le sucré

On le sait : l'attrait pour le goût sucré est inné, quand celui pour l'amer demande un apprentissage socio-culturel.

Qui consomme du sucre ? Les données françaises montrent que les enfants consomment plus de sucre que les adultes. Ils en mangent aussi parce que les produits qui leur sont spécialement dédiés sont tous sucrés. Les données américaines montrent que la consommation de sucre augmente jusqu’à l’adolescence puis diminue.


Les enfants apprécient plus le sucre que les adultes. Ensuite, ils sont imprégnés d'autres valeurs pour leurs choix et préférences alimentaires : l'acide, le salé, l'amer... Mais ces préférences se canalisent dès l’enfance et l’habitude joue (les enfants plus exposés au goût sucré préfère d’avantage le goût sucré)

sucré

 On a montré des propriétés analgésiques du sucre chez l’enfant : un apport de sucre avant une piqûre diminue la douleur ressentie. En revanche, cela ne marche pas avec des interventions plus importantes.

L’exposition répétée de sucré ou de salé joue sur la préférence au sucré ou au salé de la même façon
Si on propose un légume à des enfants avec un peu de sucre, on développe plus facilement l’appréciation de ce légume par les enfants (lorsqu’on leur présente non sucré après)

Mais contrairement aux idées reçues, tous les enfants ne raffolent pas du sucre. On observe une variabilité interindividuelle pour l’appréciation du goût sucré en fonction de la concentration : ils ne préfèrent pas forcément la solution la plus sucrée.

 

Communication de l'Institut Benjamin Delessert Février 2008 : Aquisition des préférences alimentaires : le cas du goût sucré  - Dr Sophie Niklaus – Dijon

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Besoin de vitamines ? Pas moi !

 Tous les hivers, certains font des cures de vitamine C…. sous le prétexte que c’est l’hiver…..
Les Inuits, eux, ne consomment traditionnellement pas d’orange ni de légumes. Pourquoi survivent-ils ? Parce qu’ils ont su s’adapter à leur environnement, au sens darwinien du terme. Ils ont sélectionné dans leur flore intestinale des souches qui leur synthétisent la vitamine C quotidienne.
Tout comme moi, en Europe, ma flore synthétise la vitamine B12 dont j’ai besoin.
Dans leurs habitudes séculaires, la consommation au printemps des panses de jeunes rennes, bourrées de lichens, symbioses entre un champignon et une algue, le tout étant riche en vitamine C. Un petit « boost » naturel. Le reste du temps, leur flore assure.

Les Touaregs, eux, consomment au quotidien du sang de leur troupeau, du lait, du thé. Croyez-vous qu’ils aient assez de fibres et de vitamine C ?
Les Noir-africains ne consomment plus de lait après le lait maternel. Comment les filles assurent-elles des grossesses à répétition dès 13 ans ? Chaque peuple a pu survivre en s’adaptant à son environnement, même si celui-ci était particulièrement hostile.

Quels ravages alors, quand des populations sont déplacées dans d’autres environnement (cas des migrations) ou lorsque la « civilisation » débarque (drame des Pygmées de Centrafrique, et de toutes les micropopulations si fragiles contre l’envahisseur) !
Sont-elles adaptées au coca ou au whisky ? Aux Philip Morris et aux lessives ?

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Addiction au sucré : info ou intox ?

On entend souvent - ou tout le moins régulièrement - que l'on peut devenir addict à la saveur sucrée .... Ainsi, celui qui commence à manger un bonbon ou un carré de chocolat finit forcément le sachet ou la tablette, se relève la nuit pour en manger encore et encore... Alors ? info ou intox ?

France Bellisle, grande spécialiste de ces questions et une des Nutritionnistes les plus douées de sa génération, nous donne des informations précises et factuelles sur ces questions :  

Notion d’addiction : c'est un terme que l'on emploie souvent, mais qui n'a pas de définition scientifique ou médicale validée. Si on parle de dépendance physique, comme pour le tabac ou l'alcool, on parle alors de critères de diagnostic : la tolérance et le sevrage. On peut aussi évoquer la consommation compulsive, mais elle relève plus du trouble mental ou de comportement.

Le sucre peut-il être sujet à une ‘dépendance physique’ ?

Il faudrait pour cela qu'il implique des biveaux de tolérance, et le besoin d’augmenter les doses pour avoir le même plaisir : on ne constate pas du tout ça avec le sucre.
Il faudrait aussi une  notion de dose létale, ce qui n'est pas approprié avec le sucre
Enfin, pour un "sevrage" éventuel que l'on peut observer pour d'autres substances. On observe les effets somatiques et comportementaux avec l’arrêt de la consommation, puis disparaissant avec la reprise de la substance mais s’accompagnant de troubles néfastes... ce n'est jamais le cas pour le sucre !

Le sucre peut-il être sujet à ‘l’abus sans dépendance physique’ ?
C’est alors une dépendance mentale et non physique. Une dépendance non physiologique mais qui conduit à des troubles du comportements, handicapants pour la vie sociale : mais on n’observe toujours pas ça avec le sucre…

Parfois, dans de très rares cas de boulimie ou d’obésité morbide, on peut voir une addiction au sucré mais ceci concerne les aliments agréables et non le sucre pur.

Plus généralement, la question qui se pose est "les aliments sont-ils des drogues ?"
Certains affirment que les aliments riches en sucres et en graisses peuvent être des addictions... Le chocolat est mangé parfois sans faim, parfois furtivement, rapidement, secrètement... C'est le « craving »... mais qui relève plus de la psychiatrie que de la nutrition ou de la physiologie.

Alors non : le sucre n'est pas une drogue. C'est juste une "douceur" que certains peuvent rechercher plus souvent qu'ils ne se devraient, afin d'apporter un peu de réconfort dans une vie trop stressante...

Addiction au goût sucré : vrai ou faux débat ?
Intervention de Mme France Bellisle - Paris au colloque benjamin Delessert à paris en Février 2008

 

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Cholestérol HDL / LDL : connaissez-vous vos chiffres personnels ?

 Les recommandations françaises (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, 2005) se fondent sur le taux de cholestérol LDL et l'existence de facteurs de risque. Le médecin doit évaluer d'abord le nombre de facteurs de risque, puis intégrer le bilan sanguin pour décider de la conduite à tenir :

  • En l'absence de facteur de risque, le LDL doit être inférieur à 2.2 g/l,
  • Avec un facteur de risque, le LDL doit être inférieur à 1,9 g/L,
  • Avec deux facteurs de risque le LDL doit être inférieur à 1,6 g/L,
  • Avec trois facteurs de risque le LDL doit être inférieur à 1,3 g/L,
  • Pour un patient à haut risque (antécédent d'infarctus, diabète de type 2 avec deux facteurs de risque), le LDL doit être inférieur à 1 g/L.

Les facteurs de risques cardio-vasculaires :

  • L'âge : homme de 50 ans ou plus, femme de 60 ans ou plus
  • Les antécédents familiaux de maladie coronaire précoce :
    - infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans chez le père ou chez un parent du 1 er degré de sexe masculin ;
    - infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans chez la mère ou chez un parent du 1er degré de sexe féminin.
  • Le tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans
  • L'hypertension artérielle permanente (traitée ou non)
  • Le diabète de type 2 (traité ou non)
  • Le HDL-cholestérol < 0, 40 g/l quel que soit le sexe

Une concentration de HDL-cholestérol dans le sang supérieure ou égale à 0,60 g/l est considérée comme étant un facteur protecteur. Il convient alors de soustraire "un risque" au score de niveau de risque du patient.

Tout cela vous semble compliqué ?
Sachez que les Français - forts de leur french paradoxe - sont les derniers de la classe sur ce sujet. Ils sont à peine 1 sur 5 à faire la différence entre le bon et le mauvais cholestérol. Et s'ils parviennent à retenir leur code de carte bacaire ou celui de leur portable, ils ignorent totalement leur taux de LDL cholestétol quand les autres - Anglais, Américains, Hollandais - le connaissent pas coeur !

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