
1- Vous ne lirez plus la liste des ingrédients, mais la liste des indésirables qui sont absents : sans OGM, sans dioxine, sans bisphénol A…
2- Vous ne finirez plus votre viande… mais vous finirez vos légumes (« Tu n’as plus faim mon chéri ? Finis tes haricots verts variété correziennis et abandonne ce cube de viande aux mouches »)
3- Au restau, le plat principal sera le plus souvent sans viande ni poisson, mais avec des céréales, des légumineuses, des protéines bactériennes issues des biotech (je voudrais une belle tranche de Quorn s’il vous plait »)
4- On ne vous dira plus « 5 fruits et légumes par jour » mais « choisissez au moins 3 super fruits et légumes chaque jour, sans résidus. Il y a 10 fois plus d’antioxydants dans certaines variétés de pomme que dans la golden… alors mieux vaut choisir ses variétés plus soigneusement qu’en rester au genre « pomme ». Et dans 20 ans, on en sera aux sous variétés ou aux hybrides brevetés. (« je voudrais un kilo de Chasselas bordonicus F2 H2.b1 »…)
5- Vous ne priverez plus vos enfants de desserts et vous ne les récompenserez plus non plus d’un bigMac’hin (« si tu as une bonne note, tu auras droit à une heure au petit jardin »)
6- Vous suivrez les saisons. Mais celles de qui ? (« Tiens, j’ai acheté des fraises d’Islande : elles ont la saveur « geyser », c’est super sain !)
7- Quand vous serez invité chez des amis, vous offrirez une bouteille d’eau (« tu peux y aller, celle-là, elle est « hors d’âge », tirée des profondeurs des Vosges : elles n’ont encore jamais vu un homme ! Elles ont juste un petit goût de pisse de mammouth » ! Pure quoi !)
8- La base de l’alimentation, ce sera les fruits, de toutes sortes, les légumes et les légumineuses. Tout le reste sera douteux. (« elle ne mangeait que des tranches de jambon sous plastique, alors elle est morte jeune, à 105 ans ! Quel drame ! »)
9- Le gras sera devenu essentiel et ne fera plus jamais grossir. («A la cantine, le lundi, c’est « Une belle assiette de haricots assaisonnée de graines de tournesol, de pignons, de noix et d’une tonne d’huile de colza »)
10- Les mangeurs vont cesser de croire ce qu’ils lisent sur les blogs des nutritionnistes (« tu souvient « miam-miam » ? ça, c’était le bon temps ! Drôle, mais idiot ! )
Les Américains sont des fanas d’antibactériens ces dernières années. Savon, désinfectant, dépolluant, se métamorphosent en un arsenal exterminateur de tout microorganisme présent à la surface de la peau.
Certes, certains microbes font peur : Staphiloccoque ou Clostridium difficile, par exemple. Or, le microcosme vaste de la vie bactérienne, virale et fongique qui vit dans et sur nous, est non seulement inoffensif, mais la plupart du temps même, indispensable à notre santé !
Des recherches récentes ont révélé que, lorsque nous éradiquons certaines bactéries bénéfiques de notre tube digestif (un traitement antibiotique prescrit), d'autres espèces de bactéries indésirables peuvent alors s’installer et causer des problèmes de santé.
E. coli : vous en avez sûrement plein plein plein
Une nouvelle étude constate qu’un même phénomène survient au niveau de notre peau. Peu importe combien de douches vous prenez chaque jour, vous êtes encore une colonie de bactéries de marche, ce qui est une bonne chose pour vous !
Une équipe de chercheurs dirigée par Shruti Naik, de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses Laboratoire de parasitologie, a examiné ce qui se passe chez des souris axéniques (nées en milieu stérile et protégées de toute contamination).
Des bactéries commensales de l’épiderme, Staphylococcus, absentes, laissent la peau plus susceptible d’être infectée par des Leishmania major (la leishmaniose chez l'homme entraîne les furoncles et les plaies ouvertes qui ne guérissent pas).
La raison va au-delà d'une simple question d'espace d’occupation. Les chercheurs suggèrent que l'interleukine 1 (IL-1) de signalisation, une réponse immunitaire, que les bactéries bénéfiques peuvent influencer.
Les chercheurs ont également testé les effets du microbiote intestinal sur les infections cutanées. Même s'ils vivent à l'intérieur du corps, la flore intestinale va indirectement aider la peau à lutter contre les infections en contribuant au développement du système immunitaire et la régulation des réponses inflammatoires. Mais ils ont constaté que les bactéries intestinales étaient beaucoup moins importantes que les bactéries de la peau pour l'élaboration de la réponse immunitaire de la peau.
Ces résultats suggèrent que la flore de la peau jouerait un rôle important pour éviter les infections. Alors peut-être tous ces bains antibactériens ont des effets qui vont bien plus loin que la peau.
Merci à Katherine Harmon.

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