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Miammiam

Blog de Béatrice de Reynal

Je suis nutritionniste et très attachée à l'éthique. Gourmande, je ne jette l'opprobre sur aucun aliment, fut-il gras, sucré ou pire. Mais quand on utilise la nutrition comme faire-valoir, sans aucune légitimité, j'explose !

Vers une crise alimentaire majeure ?

Samedi 1 Mars 2008, 05:39 GMT+2par Miammiam

En janvier 2007, il y a donc plus d'un an, les Mexicains ont protesté dans la rue contre l'augmentation du prix de la galette de maïs, base de leur alimentation. En septembre 2007, les associations de consommateurs italiens ont appellé à boycotter pendant vingt-quatre heures  l'achat de pâtes.

 

Certains ont souri, ou ri, pour le côté folklorique de ces manifestations. C'est méconnaître le profond malaise de la situation : les difficultés immenses qu'ont des millions de personnes pour se nourrir, simplement par ce que la viande et céréales sont devenus inaccessibles pour les plus modestes.

Sur un an, l'indice de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, a bondi de près de 36 %.

Et ça ne touche pas seulement les "pauvres de la campagne" : de plus en plus aussi, les pauvres de la ville qui sont de plus en plus nombreux.

Le Mexique et l'Italie sont rejoints en 2008 par le Maroc. A quand la France ? Peut on nourrir correctement uen familel de 4 personnes avec un RMI ?

 L'augmentation du prix des aliments de première nécessité aura dans un très proche avenir des répercussions sociales et sanitaires. Sans être pessimistes, prenons le problème tout de suite à bras le corps et essayons d'anticiper.

 Certains pays ont choisi de militer leurs exportations pour assurer l'alimentation de leur population. C'est le cas de l'Argentine de l'Ukraine, de la Russie et la Chine pour son maïs.

Que la demande soit plus forte est le signe d'une élévation du niveau de vie: Brésilien, CHinois ou Indiens aiment adopter des habitudes alimentaires de nantis... En une génération, les Chinois ont augmenté leur consommation de viandes de 130 % ! Ce qui aura forcément un impact fort sur leur état de santé, mais aussi sur la quantité de nourriture véégétale qu'il faudra pour nourrir tous ces bestiaux !  Et n'oubliez pas que les CHinois seront bientôt neuf milliards....

En 2007, la météo a été médiocre et les productions végétales en ont souffert. Certains greniers alimentaires ont vu leur niveau descendre de façon inquiétante, surtout concurrencés par les biocarburants.

Alors ? Augmentation du nombre de mangeurs, météo qui se récahuffe soi-disant, et augmentation de l'attention portée aux biocarburants = famine pour les plus pauvres. Mais parmi ces "variables", certaines étaient prévisibles, voir toutes. Car si les politiques avaient correctement fait leur boulot, ces phénomènes prédits aurient pu trouver des solutions idoines... depuis vingt ans. Depuis vingt ans, les scientfiiques leur disent que l'agriculture est une activité vitale. Et depuis 20 ans, les agriculteurs sont laissés pour compte. Pourtant, il n'y a pas de pays sans paysans.

 Il va donc falloir produire davantage, ce qui entraîne, bien sûr, un besoin accru d'eau, denrée qui est facteur limitant dans biens des régions. Les OGM ? Oui, mais leur culture est contestée... mais jusqu'à quand ? Ne sera-t-on pas obligé de passer par eux ? Manger ou crever ? A-t-on le choix ?

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La nutrition "low cost"

Samedi 16 Fevrier 2008, 05:30 GMT+2par Miammiam

Démocratiser les biens de consommation, c'est bien... mais au détriment de la qualité, est ce vraiment un progrès pour les Hommes  ?

Non ! C'est même humiliant, dégradant. Pourquoi les pauvres auraient ils des succédanés de produits réservés aux riches ? D'un point de vue éthique, c'est choquant. 

Pour la nutrition, c'est pareil : faire du low cost, est dégradant pour l'humanité.  

 

nlnono

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Résoudre les problèmes nutritionnels : la bonne et la très bonne façon

Mardi 12 Fevrier 2008, 05:56 GMT+2par Miammiam

Dans la vie, il y a deux façons de résoudre les problèmes nutritionnels : la bonne façon, et la très bonne façon.

Quand on arrive aux USA, l'extraterrestre que je suis ne peux que rester pantois devant l'efficacité des Américains à résoudre rapidement leurs problèmes : entre deux échopes de hamburgers et de Ice creams, ils ont placé stratégiquement des défibrillateurs, nettement balisés de rouge et de blanc afin que n'importe quel quidam un peu presbite puisse le voir et s'en emparer.

defibrillateur

N'importe quel chaland peut donc faire son attaque en presque toute sérénité.

C'est ce que l'on peut appeller "une bonne solution". Celui qui l'a fait voter au Parlement (défibrillateurs dans tous les lieux publics) et qui a donc coûté la peau du dos, a reçu les éloges de la nation reconnaissante, de tous bords.

Mais il y a une autre solution :  celle, par exemple, d'instruire les Américains quant à la composition de ces choses prêtes à avaler que l'on trouve facilement entre deux défibrillateurs. Ces choses, toujours très grasses et sucrées, et bon marché de surcroît. Et vendues par portion de géant : 3/4 de litre pour le cola, 1 pound pour le hamburger ou les frites...

On aurait aussi pu limiter les portions, les calibrer. On aurait pu limiter le nombre de ces échopes, comme on limite les sex shops.

Mais en imposant  cette solution, le sénateur s'est fait pendre à la plus haute branche du capitalisme. Car faire de la santé à long terme une priorité est incompatible avec les plannings quadriénaux des élus.

C'était pourtant la très bonne solution.

Alors aux USA, on multiplie les défibrillateurs aux 4 coins des pizza huts et cookies factories : c'est ça, le progrès ! 

 

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