MiamMiam -

La jungle

 Nous sommes partie de l'Europe, et à ce titre, bénéficions de réglementation communautaire faites pour harmoniser les règles entre pays proches.
Concernant l'alimentation, les textes qui viennent de sortir sous forme de réglementation - donc applicables immédiatement - sont exemplaires de l'indépendantisme de certains européens.
Pour un même produit portant allégation, partant d'une même loi, vous pouvez avoir 25 déclinaisons possibles.
Ce n'est pas un hasard...
L'observateur pourrait croire que les lois des différentes communautés ont été faites et imposées aux peuples. Il n'en est rien.
Ce sont les peuples qui dictent les lois.
C'est ainsi qu'en France, où l'on n'aime pas les additions synthétiques de vitamines ou autres, celles-ci sont interdites sauf exception. Alors qu'en Angleterre, où l'on adore ce qui est "plus", les additions de nutriments sont autorisées....
Or, un produit fait en UK peut circuler librement... y compris s'il n'est pas conforme aux lois en vigueur en France
Pour l'en empêcher, les pouvoirs publics français doivent apporter la preuve que le produit en question présente un danger....
Et puisqu'on en empêche les entreprises française de faire ces produits (non conformes pour la loi française), celles-ci s'installent dans un autre pays européen pour le fabriquer (donc exporte les emplois) et les fait entrer ensuite en France.

On a donc tout gagné : les produits et les chomeurs.

A suivre

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La communication nutritionnelle Avant... et après

Il y a souvent une évolution des communications nutritionnelles, soit suite à des remarques plus ou moins désobligeantes de la DGCCRF, soit pour suivre le niveau de connaissance des consommateurs, par exemple. 

Voici l'exemple de LU et de son EDP - énergie à diffusion progressive - qui était apposé sur les emballages de certains biscuits. 

Voici ce qu'était la communication en 2004, puis l'avis de l'AFSSA et ses reproches à Lu... Puis la communication de 2008.

 

 

La communication en 2004

 
Lu 2004


Avis de l’AFSSA en 2007

Avis de l’AFSSA du 27 juin 2007, relatif à une demande d’évaluation du bien fondé de l’allégation « Energie à Diffusion Prolongée » (EDP) apposée sur l’emballage d’une gamme de biscuits, élaborés avec des ingrédients spécifiques, selon un procédé de fabrication particulier.

Conclusion de l’avis :

Il apparaît donc que :
- l’énergie glucidique des biscuits ne peut être extrapolée à l’énergie totale
- la « diffusion » suggérant l’utilisation par l’organisme au niveau cellulaire n’a pas été évaluée
- le caractère « prolongé » n’est pas démontré par les études.
L’Afssa estime que l’allégation n’est pas justifiée.




La communication en 2008
Lu08
 Conclusions

Il est toujours utile de suivre les évolutions dans la communication nutritionnelle et souvent, les remarques qui sont faites - par exemple dasn les blogs - sont prises en compte. 

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L'inra a découvert la bactérie mangeuse de cholestérol !

Nos chercheurs de l'INRA (je dis "nos" par ce que c 'est tout de même nous qui les payons !) ont identifié l'une des bactéries du tube digestif qui dégradent le cholestérol en coprostanol, éliminé dans les selles et lui donnant, d'ailleurs, sa jolie couleur maronnasse. Baptisée Bacteroides dorei Strain D8, elle pourrait être un jour utilisée pour diminuer le taux de cholestérol trop élevé chez les personnes à risque.

bactooo

Aux États-Unis, plus du tiers de la population présenterait déjà ces risques en raison d'un taux élevé de cholestérol. En France, le PNNS 2 donne comme objectif de réduire le LDL cholestérol des adultes.... donc, de l'avenir pour cette bactérie !

"Nos" chercheurs du laboratoire INRA d'Ecologie et Physiologie du Système Digestif, à Jouy-en-Josas, travaillent sur la relation entre l'alimentation et la flore intestinale humaine, et sur le maintien d'une bonne santé.


A quand cette bactérie dans un dessert lacté ?

(Source : INRA - Vendredi 14 Mars 2008)

 

bacterie

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Le lait, les trans et la belette


Selon une équipe de chercheurs multidisciplinaire de l'INRA-Université d'Auvergne, du Centre de recherches Nestlé de Lausanne, et du CNIEL*,  les produits laitiers n'auraient pas les mêmes effets que les huiles végétales partiellement hydrogénées.

Ils ont examiné les effets des acides gras trans (AGT) d'origine naturelle (lait, beurre et produits laitiers) et industrielle (huiles végétales partiellement hydrogénées) sur les marqueurs du risque de maladies cardiovasculaires. Cette étude montre que les acides gras trans issus de produits naturels ou de produits industriels ont des effets différents sur les risques de maladies cardiovasculaires (MCV).
L'étude TRANSFACT montre que les AGT naturels provenant du lait de ruminants n'ont pas le même impact négatif sur les facteurs de risques de MCV que les AGT industriels. Ils ont établi que les AGT d'origine naturelle ne diminuent pas le « bon cholestérol » et n'affectent pas les lipoprotéines les plus athérogènes (c'est-à-dire favorisant le dépôt de corps gras dans les vaisseaux sanguins), les LDL petites et denses (les formes de transport qui élèvent le plus le risque).

 

Donc : oui aux fromages ; non aux biscuits aux graisses hydrogénées 

 

Et la belette ? Elle préfère les biscuits pur beurre... ou à l'huile d'olive, et elle se régale ! 

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Sacré placebo !!

Sacré Placebo !
A chaque fois que je l’évoque, il me vaut les foudres des plus irascibles d’entrevous, quelques insultes aussi !
S’agit-il des plus malades d’entre nous ? Ceux qui souffrent et qui ne supportent pas l’impression d’être accusés de malades imaginaires ?
Mais le placebo n’est pas du tout un révélateur de comédien ou d'hypocondriaque !

Il a été démontré que l’effet placebo faisait partie intégrante du processus de guérison : car le simple fait d’accepter son état de soufrant, et de se mettre en position d’acceptance d’une thérapie, suffit à 65 % à soulager voir même guérir.

Or, voici qu’une équipe de chercheurs vient de démontrer que l’effet placebo est d’autant plus prononcé que le prix d’achat est élevé. Logique me direz-vous ?
Ainsi, plus le placebo est coûteux, mieux il guérit… C’est exactement comme le prix du marketing nutritionnel : il convainc les derniers réticents de l’efficacité de la chose. Il relève aussi du principe des cosmétiques : plus la crème anti-rides est chère, plus elle est considérée comme efficace et plus elle se vend.
Et c’est un cercle vertueux dans lequel bien des marques aimeraient baigner….


(Journal of American medical Association – 5 mars 2008)

placebo

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