
Des scientifiques découvrent des cellules foetales vivantes dans les cerveaux des mamans
Le lien entre la mère et l'enfant est encore plus profond qu'on ne le pensait.
Des chercheurs[1] viennent de découvrir des cellules fœtales microchimériques dans le corps de la mère et il reste à en connaître la finalité biologique. Il existe quelques possibilités intéressantes. Par exemple, les cellules fœtales microchimériques sont similaires aux cellules souches en ce qu'elles sont en mesure de devenir des tissus variables selon les besoins et peuvent donc aider à une réparation.
Un groupe de recherche travaillant sur cette possibilité a suivi l'activité des cellules fœtales microchimériques présentes dans une maman rate après que son cœur maternel ait été blessé : ils ont découvert que des cellules fœtales ont migré vers le cœur maternel, qu’elles se sont différenciées en cellules cardiaques et ont aidé à réparer les dégâts.
Dans les études animales, les cellules microchimériques ont été trouvées dans les cerveaux maternels où elles sont devenues des cellules nerveuses, ce qui suggère qu'elles pourraient être fonctionnellement intégrées dans le cerveau. Il est possible que la même chose puisse être vraie dans le cerveau humain.
Ces cellules microchimériques peuvent également influer sur le système immunitaire. Une cellule foetale microchimérique issue d’une grossesse est reconnue par le système immunitaire de la mère comme appartenant à la mère, car le fœtus est génétiquement identique pour moitié de sa mère, mais en partie étrangère, en raison de la contribution génétique du père.
Cela peut inciter le système immunitaire à être attentif aux cellules qui sont partiellement semblables à lui-même, mais avec quelques différences génétiques.
[1] Robert Martone est le chef de file en neurosciences domaine thérapeutique pour le Centre d'excellence de biomarqueurs Covance situé à Greenfield, Indiana
Les travaux sur les acides gras polyinsaturés à longue ou très longue chaîne sont passionnants.
Une étude - la Physicians’ Health Study – confirme un éclairage nouveau[1] étayé par les données de plusieurs équipes, à propos de la protection cardio-vasculaire liée à la consommation régulière de certains acides gras de la série oméga 3.
Le Docteur Serge Renaud récemment disparu l’avait déjà imaginé : il existe un lien inverse et non linéaire entre le risque d’insuffisance cardiaque et les concentrations plasmatiques en acide a-linolénique (ALA) et en acide docosapentaénoïque (DPA). Mais pas de lien avec l’EPA (écosapentaénoïque) ni en DHA (docosahexaénoïque).
Les sujets de l’étude ayant des niveaux sanguins élevés en acide alpha-linolénique (ALA) et ceux ayant des niveaux élevés en acide docopentaénoïque (DPA) présentent une diminution de risque d’insuffisance cardiaque de respectivement 34% et 45%, par rapport aux personnes ayant un niveau faible en ces acides gras. Mais, ces relations ne sont pas linéaires, les plus forts niveaux plasmatiques en ces deux acides gras ne présentant pas les risques les plus bas.
En revanche, aucune association entre les taux sanguins en acide eicosapentaenoïque (EPA) et en acide docosahexaénoïque (DHA) et le risque d'insuffisance cardiaque n’est constatée.
Les résultats montrent que la consommation d’au moins une portion de poisson par mois était associée à une réduction de 30 % du risque d'insuffisance cardiaque.
Cependant, si l’association entre la consommation de poisson et une diminution du risque est établie, l'étude ne peut démontrer un lien de causalité entre ces deux paramètres. En effet, la consommation de poisson est peut-être également bénéfique du fait de sa composition en d’autres nutriments d’une part, et en contribuant à réduire la consommation d’aliments reconnus pour leurs effets délétères sur le système cardiovasculaire d’autre part.
Ces données suggèrent qu'il est peut-être préférable de consommer du poisson plutôt que des compléments alimentaires à base de DHA et EPA !
Ces résultats sont cohérents avec les recommandations actuelles de l'American Heart Association (AHA) : deux portions de poisson gras par semaine (saumon, hareng, sardines, thon germon...). Le francophone PNNS recommande la consommation de poisson (bleu ou blanc) deux fois par semaine.
[1] Plasma and dietary omega-3 fatty acids, fish intake, and heart failure risk in the Physicians’ Health Study. Wilk JB et al., Am J Clin Nutr. 2012 Oct;96(4):882-8.

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