MiamMiam -

ça n'en vaut pas le goût !

Les consommateurs ont du mal à passer de la théorie à la pratique à propos des fruits et des légumes… le prix est souvent évoqué comme première cause du non-achat.
Nos enquêtes nous donnent un autre niveau de lecture : tout d’abord, il ne faut pas mettre dans le même panier les fruits et les légumes.
Les premiers, les fruits, symbolisent les vacances, le jardin d’Eden, le sucre, les saveurs riches et fraîches. Leur symbolique est lourde d’images et de sens, de souvenirs savoureux. Quel choc alors quand le mangeur achète une poire dure comme du bois, une nectarine qui a la saveur du navet pas mûr… des fraises qui n’ont rien de vivant ?
La déception est à la hauteur de l’image idyllique que le mangeur s’en faisait. D’ailleurs, il vous le dit « ces fruits ne valent pas le goût ».
Ils sont bien trop chers pour ce qui sont bons.

Pour les légumes, la situation est exactement inverse. Le légume, c’est un souvenir de cantine, d’obligation, de réfectoire. C’est beurk.
Marteler qu’il faut manger des légumes peut paraître aussi vain que de dire à enfant qu’il doit aimer le martinet de son enfance.
Malgré les grands chefs qui ont montré au monde que les légumes pouvaient être « petits » et par là-même, savoureux.
Le salut des légumes viendra donc par le haut. Par la haute gastronomie. Il faut apprendre et démontrer au mangeur blasé que les légumes peuvent être quasi du caviar. D’ailleurs, déjà, il faut leur changer de nom. Laissons « légumes » aux réfectoires et choisissons d’autres verbatims.
Pois gourmands, brocolis, fleurs de romanesco, fût de poireaux, pointes d’asperges…. A vous !
A ce stade, une fois convaincu de l’intérêt de partir à l’aventure de ces saveurs exotiques-là, il faudra ensuite déplacer une autre montagne : celle du temps nécessaire à la préparation de ces petits légumes.
Et là aussi, les consommateurs vous le disent : » je n’ai pas le temps », traduction « ils ne valent pas le temps », ils ne méritent pas mon temps.
Nouveau défi pour les industriels : imaginer des petits légumes savoureux, aventureux, et qui valent le temps de préparation.
A vos paillasses.

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Développement durable pour une planète éphémère

Ca s'appelle "food miles"... le coût d'acheminement des denrées alimentaires.

Mais quand on est au supermarché, on voit des pommes, plein de pommes. Normal : c'est la saison. Sauf que les moins chères viennent d'Argentine... Et pour manger français, il faut vraiment y croire et payer 1 à 2 euros de plus au kilo.

Casino vient d'imaginer indiquer sur ses produits leur "coût" d'éloignement. voir si c'est intéressant et motivant ?

A suivre 

baleine

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Les consommateurs de face et de profil

Et revoilà la saison des enquêtes sur les consommateurs, afin de montrer aux annonceurs qui détient le pouvoir du savoir !!! Comencons d'abord par une enquête publiée hier par Sofres sur le pouvoir d'achat des Français - c'est très d'actualité me direz vous ? Mais le terrain de l'enquête, lui, remonte à 2006, ce qui lui donne un arrière goût désagréable d'opportunisme.

 Alors passons sur ce thème réchauffé.

Plus intéressant, le fait que les Français commencent à mettre en pratique les messages du PNNS, en achetant moins de junk food. Selon Sofres, 44% des Français vérifient le pourcentage de sucre et de matière grasse dans les produits alimentaires, contre 35% en 2004. Des produits comme les salades en sachet se développent fortement, tout comme les compotes, les yaourts à boire ou "yaourts santé active", ainsi que les farines à pain et les  préparations pour gâteaux.

La santé reste donc un enjeu majeur ! 

 

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