De la bière à la place du soda ?
Une étude de terrain de l'Université de Cornell (USA)* s'est penchée sur une taxe alimentaire et ses conséquences inattendues.
Cette expérience de six mois a été réalisée dans une petite ville des États-Unis. L'objectif était d'étudier l'impact d'une taxe sur les boissons sucrées sur l'achat de ces boissons. 113 clients d'une épicerie ont été recrutés et leurs achats ont été observés durant un mois. Puis, chaque participant a été assigné au hasard à l'un des deux groupes expérimentaux : un groupe soumis à une taxe de 10% sur tous les aliments à faible densité nutritionnelle (dont les sodas) et un groupe témoin non soumis à cette taxe.
L'étude a révélé que, même si la vente de sodas a légèrement diminué dans le premier mois, aucun changement notable n'a été constaté au bout de trois ou six mois (malgré la répétition d'informations autour de la taxe). Les auteurs ont noté que les consommateurs se sont livrés à certaines substitutions des aliments taxés. Les foyers qui achetaient fréquemment de la bière en ont acheté encore plus et de la même façon, les consommateurs réguliers de nectars (jus de fruits avec sucres ajoutés) ont augmenté leur consommation. La taxe a également déclenché des ventes d'eau mais les éventuels bénéfices sur la santé ont été totalement annulés par le surplus de calories provenant des nectars de fruits.
Cette étude présente plusieurs limites telles que le critère de la taxe (densité nutritionnelle), la taille de l'échantillon et la durée de l'expérience (période de contrôle et période de test limitées), le fait que seule une chaîne de supermarchés ait été étudiée ou encore que l'évaluation porte sur les achats et non la consommation réelle. Elle permet cependant de souligner que ce type de taxe peut avoir des effets inattendus ; les auteurs de ces travaux recommandent d'ailleurs de continuer à analyser ces effets involontaires de substitution.
*Source : From Coke to Coors: A Field Study of a Sugar- Sweetened Beverage Tax and its Unintended Consequences, Wansink B et al, Social Science Research Network
Merci au CEDUS pour cette information
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J-m Bouquery dit | Cocasse ce Colatéral ! |
Gautier dit | Coca ou bière??? |
S-elyvane dit | Gautier, vous avez très bien traité l'aspect "qualité", ce qui nous ferait pencher vers la bière, mais pas l'aspect "quantité" et "fréquence"... et là, il peut y avoir bedaine, graisse viscérale etc (pas forcément mieux). Alors qu'un verre de l'un ou de l'autre par jour peut être un bon compromis pour le plaisir. |
Gautier dit | D'accord avec vos remarques S-elyvane. |



