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Miammiam

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Je suis nutritionniste, contemptrice et très attachée à l'éthique. Gourmande, je ne jette l'opprobre sur aucun aliment, fut-il gras, sucré ou pire. Mais quand on utilise la nutrition comme faire-valoir, sans aucune légitimité, j'explose ! Je tente de vous faire partager mes idées de nutrition inspirante

Bien choisir son conjoint

Mercredi 20 Juin 2012, 05:46 GMT+2Par MiammiamCet article a été lu 538 fois
Merci au Museum d'histoire naturelle pour cette bonne nouvelle 

On sait depuis longtemps que, chez l'Homme, des facteurs biologiques interviennent dans

le choix du conjoint, au même titre que les facteurs socio-culturels 

 

 

Aujourd'hui, l'existence de jeux de données génétiques incluant des couples, tels que le projet HapMap2, 

permet d'examiner la question du choix duconjoint au niveau d'un grand nombre de gènes.

Une étude menée par des chercheurs du Muséum national dHistoire naturelle1 et du CNRS
 (UMR CNRS/MNHN7206)  vient de démontrer quil est possible de revisiter la question du choix du conjoint 
grâce aux données génétiques. Ces résultats ont été publiés récemment dans la revue Molecular Ecology. 
 

On sait depuis longtemps que, chez l'Homme, des facteurs biologiques interviennent dans le choix du conjoint, au même

 titre que des facteurs socio-culturels. 

Ainsi, on observe que pour un grand nombre de traits physiques, commepar exemple la taille, les individus ont tendance à 

choisir un conjoint qui leur ressemble.

A l'inverse, au niveau du complexe majeur d'histocompatibilité, un groupe de gènes cruciaux dans les mécanismes 

immunitaires, des résultats suggèrent que les individus choisissent un conjoint portant des gènes différents des leurs,

ce qui permettrait d'améliorer la résistance aux infections de leurs enfants. Aujourd'hui, l'existence de jeux de données

 génétiques incluant des couples, tels que le projet HapMap, permet d'examiner la question du choix du conjoint 

au niveau d'un grand nombre de gènes.

  Un premier pas a récemment été franchi dans cette direction par Romain Laurent et ses collaborateurs, Raphaëlle Chaix 
et Bruno Toupance, qui ont analysé plus d'un million de marqueurs génétiques répartis dans près de 20000 gènes. 
Ces analyses ont été réalisées sur des couples maris-femmes issus des Yorubas du Nigeria, 
des Mormons de l'Utah et des Mexicains de Los Angeles (données HapMap). 
Ils ont en particulier testé, pour chaque gène, si lescouples mariés étaient plus ou moins proches génétiquement qu'attendu 
par hasard, et si cet excès desimilarité/dissimilarité était extrême par rapport au reste du génome.

 

 

Les premiers résultats semblent indiquer que parmi les facteurs biologiques impliqués dans le choix du conjoint, le système

 immunitaire, la morphogénèse et la pigmentation cutanée ont un rôle prépondérant.

Par ailleurs, les différences mises en évidence entre les populations suggèrent que les facteurs biologiques impliqués dans 

le choix du conjoint sont largement influencés par la culture.

 

Cette étude, bien que préliminaire, montre qu'il est possible de revisiter la question du choix du conjoint grâce aux données

génomiques.

Par ailleurs, elle souligne la nécessité d'étudier un plus grand nombre de populations afin de mieux comprendre 

 quelles sont les forces évolutives qui façonnent la diversité génomique humaine.

 
Référence : Laurent R., Toupance B., Chaix R. Non-random mate choice in humans : insights from a genome scan.
Molecular Ecology 21(3):587-96 
 

Notes :

1-Romain Laurent est doctorant à l'université Pierre et Marie Curie et fait

 partie du laboratoire d'Eco-Anthropologie etEthnobiologie du Muséum national dHistoire naturelle (UMR CNRS/MNHN 7206)

Raphaëlle Chaix est Chargée de recherche au CNRS (UMR CNRS/MNHN 7206)

Bruno Toupance est Maître de Conférences à lUniversité Paris Diderot (UMR CNRS/MNHN 7206) 
 

2- Projet HapMap : Le projet international HapMap a pour but de cartographier la diversité génétique humaine.

Le projet international HapMap est un partenariat entre scientifiques et organismes de financement impliquant
le Canada, la Chine, le Japon, le Nigéria, le Royaume-Uni et les États-Unis. 

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