Qui mange quoi dans un couple ? Le Food gender
Le mari et l'épouse n'ont pas les mêmes goûts, ni les mêmes besoins nutritionnels, et pourtant, ils tentent de se mettre au diapason alimentaire afin de compléter cette union qu'ils veulent et dans laquelle ils investissent tout deux.
L'un mangera plus de légumes, l'autre plus de patate.... et tout ira bien.
Dans un même repas, chacun trouvera son compte. Tout va bien.
Toutefois, les choses évoluent et parfois, avancent à couvert. Ainsi, si les femmes étaient décideuses à 80 % des achats alimentaires et donc, de la composition des menus (je mets de côté les tyrans infantiles qui nous font avaler nos chapeaux et même !!! acheter du Nutella !), ce n'et plus le cas aujourd'hui... tout simplement parce que les femmes travaillant, il faut partager les tâches et que justement, la seule tâche que l'homme fasse volontiers est de faire les courses !
Aussi, imaginez bien que si bobonne indique sur une liste "carotte bouillie et fromage blanc 0%", Pépère rentre avec un caddie plein de camembert coulant et de pommes frites se justifiant d'un "yenavait pu", en parlant des carottes bouillies bien sûr !
Est-ce pourquoi le marché des fromages allégés s'est bien effrité ces dernières années ? Le marketing a zappé cette information importante et a continué de s'adresser aux femmes. Quelle erreur !
Reprenons notre couple. Il vieillit, puis l'un des deux part.
Que se passe-t-il ? Monsieur cherche un assistant culinaire : soit l'industrie, soit une personne extérieure. Mais il garde ses menus habituels ou presque.
Madame elle, reprendra ses habitudes de jeune fille !!
a méditer dans les services marketing
Merci à la Fondation Louis BONDUELLE pour ses Rencontres d'hier, lors desquels ces sujets ont été abordés notamment par Philippe Cardot, sociologue à l'université LILLE



