Nestlé et la sécurité
Nous n'avons pas fini d'entendre parler de sécurité, de déloyauté, de contrefaçon, de calamité.... alors ça démarre avec Nestlé.
Une ancienne sous-directrice de Nestlé dénonce la gestion défaillante du groupe en matière de sécurité alimentaire : elle a été licenciée en 2010 après plusieurs dysfonctionnements selon ses propos.
Je me méfie toujours des personnes licenciées : elles sont tendance à régler des comptes personnels et vis-à-vis d'une entreprise comme Nestlé, c'est un pouvoir de nuisance bien important qu'on ne pourra jamais lui faire payer si elle avait tord.
Voyons l'histoire, rapidement :
Tout a commencé avec des biscuits pour bébé, qui ont étouffé certains d'entre eux. ... pas complètement, rassurez-vous. Sauf que l'aventure est sûrement très peu agréable pour le petit et sa maman.
Ensuite, un surdosage en iode des laits infantiles, surdosage dangereux comme vous le savez. Elle dit ne pas avoir été entendue, jusqu'à un refus de ces laits par la Chine, pour raison d'un surdosage en iode...
Son chef, Roland Stalder, avec lequel elle entre en conflit, est alors nommé à la tête du département quality management ... Le conflit enfle ! Surtout qu'il est pris en flagrant délit de fraude devant des caméras (internes ?) qui enregistrent ses propos lorsqu'il indique que les mesures HACCP sont "du blabla", et qu'il n'est pas nécessaire de tenir compte des contaminants ... puisque tout était bien régulé par ailleurs. Or, ne pas contrôler ses matières premières alimentaires peut pousser loin dans les problèmes. Et c'est ainsi que la crise de l'huile minérale qui avait contaminée l'huile de tournesol alimentaire avait aussi touché Nestlé en 2008 (voir dans ce blog).
Bref
La dame est en procès aujourd'hui, et il est possible que ce développement soit vraiment intéressant.
Bref.
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Gautier dit | Les personnes qui sont licenciées peuvent aussi être des 'donneurs d'alertes" |
Dumbo dit | Triste à dire, mais rien d'étonnant. Si on se souvient à quel point les sphères agroindustrielles et pharma sont proches (Nestlé a racheté récemment Pfizer nutrition) rien de surprenant à voir les mêmes méthodes et éthiques partagées entre ces 2 secteurs (le résultat commercial devant la sécurité, une politique de communication volontairement biaisée, floue ou partielle...) |
Jirofar dit | Je suis étonné par l'un de vos encarts dans le magazine Nouvelles Clés de juin où vous écrivez : |
Miam dit | Bonjour
Les conservateurs - chimiques ou non - sont très mal vus des consommateurs qui les considèrent comme des cochonneries que l'industriel incorpore par méchanceté (!).
Ce que j'essayais de vous expliquer, c'est que certains conservateurs utilisés sont un vrai progrès pour le mangeur car ils évitent bien des décès ou empoisonnements que nous avions encore il n'y a pas longtemps.
Et je vous coupe tout de suite : il n'est pas possible de se priver de conservateurs lorsqu'on veut manger toute l'année, y compris en hiver, sachant que le blé ou les patates ne poussent pas toute l'année !
Bien sûr, les conservateurs sont surtout dangereux en intoxication aîgue pour les manipulateurs (ceux qui mettent les conservateurs dans les produits en cours de fabrication).
Pour vous consommateur, les doses employées sont faibles et votre sécurité est très largement bénéficiaire.
Je vous conseille la lecture de ce N° de CONSULTATION NUTRITION qui est consacré à ce sujet http://www.nutrimarketing.eu/upload/file/Consultation%20Nutrition%20Additifs.pdf
Belle journée |
Jirofar dit | Bonjour, |
Jirofar dit | Ah mais vous le savez déjà, Béatrice de Raynal, l'administrateur de la fondation Bonduelle c'est vous. |
Jirofar dit | Alex, toi qui manifestement connaît bien son sujet, que penses-tu de ce fil de discussion ? |



