Pourquoi il est bien plus facile de grossir que de maigrir

J'écris en réponse à un lecteur de 45 ans et son témoignage de maigre devenu gros, puis revenu à la normale...
• Comme j'ai cru l'avoir indiqué plusieurs fois dans mes articles, l'équilibre pondéral n'est pas seulement lié à ce que l'on mange. Il faut aussi tenir compte de ce que l'on dépense (addition du métabolisme de base et de l'activité physique et cérébrale), mais aussi, de votre propre physiologie liée à votre patrimoine génétique, vos habitudes de vie, votre comportement... et votre âge et sexe, bien sûr.
Donc, il ne faut surtout pas faire un lien univoque et irrévocable entre ce qu'on mange et le poids corporel. Votre cas est un exemple clair : lorsqu'un organisme est jeune, il dépense bien plus d'énergie qu'un corps plus âgé. Regardez un jeune enfant : il bouge 4 à 5 fois plus que vous.... à l'adolescence, les enfants ont les besoins les plus élevés de toute leur vie : 3600 KCalories pour un garçon, quand il n'en aura besoin que de 2300 lorsqu'il sera "grand"... Raison pour laquelle les ado ressemblent à des Dobermans sortant de cure à Brides les bains...
Mais il n'y a pas que ça : un corps maigre dépense forcément plus d'énergie pour la régulation de sa température corporelle qu'un corps gras. Tout comme votre café dans un gobelet plastique se refroidit plus vite que dans une tasse en porcelaine, et bien plus vite encore que le café dans son thermos. C'est pareil poour un corps gras : le gras fait thermos... un peu comme l'isolant que vous mettez dans votre grenier pour économiser l'énergie !
D'un point de vue génétique, votre patrimoine est très résistant à la maigreur (il a appris au cours de l'histoire de l'humanité à survivre malgré la disette ou la famine) quand il n'a jamais eu à affronter la pléthore...
Donc, bien plus difficile de maigrir que de grossir.
Et tout ceci n'est qu'un petit aperçu des différentes facettes physiologiques et psychologiques ou sociales qui font qu'un individu grossit là où un autre maigrit.
On en reparle ?



