Tendance ethnique ou exotique ?
Beaucoup s’emmêlent les portefeuilles entre ces deux notions, pourtant fort éloignées ! Car entre le folklore et l'ethnologie, il y a un gouffre.
L’exotisme d’une nuit chaude à Taïwan ou l’ethnicité d’un pareo roulotté à la main ?

D’un côté, un plat avec une hauteur condimentaire ramenée à un dénominateur européano-commun : i.e. fade.
D’un autre, l’insuccès des bonbons au noni ou un rata de jacquier (immangeables pour un palais normalement constitué dans l’hémisphère nord).
Il faut savoir ce que l’on veut : l’implacable vérité gustative, l’authentique inabsorbable, l’intouchable tradition séculaire ? Ou l’édulcoration d’un exotisme virtuel qui suffit bien à nos esprits imaginatifs ?
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Mariette dit | Les plats exotiques ne sont mangeables qu'avec l'ambiance qui va avec. |
Acapulco dit | mais quand on va au fin fond du Burkina faso ou de la chine, on se voit offrir des plats "exotiques" ou "ethniques", comme vous voulez... qu'il faut savoir apprécier : oeil de chameau "nature", tout cru, vers rôtis, chenilles en ragoût (hummmm! délicieux, mais il faut vraiment les épiler avant, sinon, ça gratouille la glotte), chien rôti, et j'en passe. A coté de ça, le sauté de kangourou ou les rillettes de fourmis paraissent un festin. |







