Acheter ou manger ?
La fièvre acheteuse touche de la même façon et avec la même frénésie que la boulimie. Une monstrueuse envie d’acheter ou d’engouffrer déferle sur le sujet, annihilant toute résistance, inhibant toute trace de raisonnement cartésien. Ce besoin immense de remplir les cases vides pousse la main au portefeuille comme elle la pousse à la bouche.
Est-ce une vie sans idéologie, vide de sens et de devenir ? Est ce le besoin de remplir cet immense vide qui nous envahit ?
Le comportement compulsif et névrotique pousse aux mêmes dérives. On mange / achète plus que de raison, à s’en mettre en péril. Péril bancaire ou physiologique. L’un n’est pas mortel, l’autre si !
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anne alise dit | La "fièvre acheteuse" est une réponse au stress. Ce comportement est d'ailleurs soigneusement entretenu. L'environnement, les informations, les stimulations visuelles, auditives... agressent et empêchent le retour sur soi. Et comme par hasard, vous entrez dans un magasin, un hyper marché ou un marché super et là : calme, air frais ou chaud (selon la saison), musique douce... Vous associez donc stimulations agréables et maîtrise de votre environnement en achetant. Car lorsque vous achetez, vous transformez un moment désagréable (le travail) en un plaisir (je m'approprie un bien convoité... et matériel). L'idéal pour provoquer la consommation est donc de stresser les individus et de ne leur laisser aucun moment où ils puissent laisser leurs pensées errer librement et par là même retrouver leur équilibre. |
Babar dit | Moment désagréable = travail ?? |
marie dit | Excellent parallèle Miammiam entre la boulimie alimentaire et la boulimie acheteuse, pour avoir été l'une et être encore dans la deuxième, je confirme qu'il s'agit bien d'un vide immense à combler et également d'une vie vide de sens et de devenir... ces mots parleront également bien plus à certains qu'à d'autres, car quand le vide est réel et correspond plutôt à un gouffre sans fond, qu'à un petit vide passager... les dégâts sont bien ceux que tu décris, tout simplement mortels... en psychiatrie, la vraie boulimie (pas juste ceux qui se plaignent/ ou se "vantent" même de pouvoir avaler un malheureux paquet de Pépito d'un coup...ça m'a toujours fait rigoler.... cette pseudo boulimie là...), la vraie boulimie donc, est associée à un suicide mental...pas franchement de quoi rigoler en vérité, mais tellement moins "spectaculaire" que l'anorexie, que l'on finit par considérer cela moins grave.... grave erreur... |





