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Miammiam

Blog de Béatrice de Reynal

Je suis nutritionniste et très attachée à l'éthique. Gourmande, je ne jette l'opprobre sur aucun aliment, fut-il gras, sucré ou pire. Mais quand on utilise la nutrition comme faire-valoir, sans aucune légitimité, j'explose !

Une histoire de grenouille

Samedi 21 Juin 2008, 11:04 GMT+2Par MiammiamCet article a été lu 234 fois

Merci à l'auteur qui se reconnaîtra

 

Je ne sais pourquoi, mais il me revient à l’esprit une expérience vécue du temps où la biologie et les sciences physiques s’appelaient « Leçon de choses », et ou les maîtres avaient le droit de pratiquer des expériences sur les bestioles « sans âmes », les diverses ligues de protection n’existant pas encore et la pédagogie étant d’abord pratique et d’observation, plutôt que théorique et d’incantation.
Il s’agit de l’expérience (vécue) dite « de la grenouille » :
Prenez une grenouille de laboratoire, vivante, et plongez la dans une cuvette remplie d’eau froide.
Portez progressivement cette cuvette et son contenu à température.
Faites une première pause vers 30° et examinez la grenouille : elle s’ébat, avec quelques signes de gêne mais, globalement nous dirions aujourd’hui qu’elle « accepte la contrainte ».
Continuez à élever la température jusqu’à 45 /  50° et réexaminez la grenouille : elle est assez mal, mais elle reste dans la cuvette malgré sa gêne : elle « gère ce compromis ».
Portez progressivement la température vers 80 à 90 ° : la grenouille est lentement anesthésiée, ne réagit plus, contribuant ainsi  à la création de son propre « court bouillon de grenouille », car elle est morte et bien sûr cuite !
 
Faites maintenant une deuxième expérience avec la sœur « jumelle » de cette grenouille mais en procédant ainsi :
Même cuvette, remplie d’eau, mais sans la grenouille cette fois.
Portez directement cette eau à 90° puis, alors seulement, plongez-y cette grenouille et observez : la grenouille réagit violemment et d’une brève détente s’échappe de la cuvette et de son contenu.
Elle est peut-être blessée par brûlure, mais elle est sauve et elle récupérera très rapidement ses fonctions vitales.
Nous dirions aujourd’hui qu’elle a « refusé le compromis » , ou encore qu’elle a refusé de  « rentrer dans le système » … mais ELLE EST SAUVE !
 
Je vous laisse tirer vous même la conclusion de cette double expérience de « physique amusante » et de la transposer éventuellement à ce que vous vivez vélivolement actuellement !
Vous pouvez également relire avec profit (et météo aidant …) les excellentes publications du Pr Laborit que sont « L’éloge de la fuite » ou encore « Mon oncle d’Amérique », dont Alain Resnais tira l’un de ses excellents films avec la très belle Nicole Garcia.

 

 

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Ah le professeur Laborit ! Oui, bien sûr ! Dommage qu'on n'entende plus guère parler de lui aujourd'hui .
Merci pour ce billet. Il est chouette celui-là. Nécessaire.

Samedi 21 Juin 2008, 14:07 GMT+2 | Retour au début

Blogodo dit

Apparemment, les vélivoles aiment bien les grenouilles !!!

Samedi 28 Juin 2008, 09:30 GMT+2 | Retour au début