Nos besoins en vitamine C sont d'environ 110 mg / jour. Un peu plus pour les fumeurs.
Notre organisme n'a pas besoin de plus, et surtout, n'est pas capable d'assimiler plus de vitamine C dans la journée.
Or, lorsqu'on prend des comprimés de vitamine C, on avale en une seule fois entre 500 mg et 1000 mg (soit 1 g) de vitamine C.
Une telle quantité est inutile : la quasi-totalité sera excrétée par voie urinaire.
Pourquoi alors les industries pharmaceutiques commercialisent-elles des comprimés si concentrés en vitamine C ?
Une chose en sûre, si vous voulez faire une cure de vitamine C, misez sur les fruits et légumes, ils sont largement suffisants pour vous apporter la dose naturelle dont vous avez besoin dans la journée.
Prendre 1 g de vitamine C ne vous sert à rien : votre organisme n'est capable ni de l'absorber, ni de le stocker !
Ah si !! ça fait marcher le commerce !
Par Miammiam, Jeudi 1 Mai 2008 à 05:00 GMT+2 dans Et moi, comment je fais ? (article, RSS)
Vos commentaires
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 09:00, par flo
Bonjour ;
une fois encore il me parait important de nuancer le propos plutôt que de le radicali-simplifier...
Mélanger dans le même article les notions de besoin journalier en vit C et de cure artificielle est malvenu.
Que l'on dénonce les commercialisations abusives de certains compléments qui surfent sur des croyances répandues ( " la vitamine C donne de l'énergie, ,une coup de fouet etc ..." oui pourquoi pas , le consommateur doit apprendre à ne pas s'en laisser compter par toutes les jolies étiquettes colorées qu'il rencontre sur le chemin de son caddy .
Par contre affirmer haut et fort que les besoins sont de x ou y même-que-c'est-l'affssa-ou autre-qui-l'a-dit ne prend en compte qu'un seul point de vu , une seule interprétation d'un certain nombre d'études , qui pourrait là aussi contribuer à répandre d'autres types de croyances dans la tête des gens ...
Afin de semer un peu le doute et susciter peut être l'envie de la reflexion , je retranscris un post trouvé sur un autre blog qui explique bien que toute conclusion est question d'interprétation .. Et qu'une interptétation scientifique n'est pas forcement définitive ... Au passage , je suis cependant d'accord pour inciter le plus possible à la consommation alimentaire raisonnée qui permette d'amener le plus possible de micronutriments de façon naturelle...Arrêtons effectivement de se donner bonne conscience en continant à déguster uniquement des aliments "vides" ( certes savoureux parfois) sous le prétexte qu'on pourra se rattraper en avalant des pilules bleues jaunes ou roses ... .
Bonne journée
senshumus.wordpress.com/2...
D’amusantes erreurs de raisonnement
Enregistré dans : Nutrition, santé — fabien @ 13:07
Voici une amusante histoire, doublement passionnante parce qu’elle montre comment la communauté scientifique toute entière peut faire un contresens total aux conséquences fâcheuses, et parce qu’elle concerne notre santé à tous. Elle montre notamment comment des contresens absolus peuvent devenir des dogmes irréfutables.
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Quand on avale des quantités croissantes de vitamine C (par voie naturelle, en consommant les légumes de votre Amap, ou par des compléments, peu importe), notre organisme rejette des quantités croissantes de cette vitamine, non dégradée. Plus précisément, dès qu’on dépasse une centaine de milligrammes quotidiens de cette intéressante molécule, nous commençons à la gaspiller allègrement.
Plus précisément encore : jusqu’à 100 mg environ par jour de la précieuse substance, notre organisme la recycle précieusement, par un système de récupération situé au niveau rénal. Au-delà, les reins laissent passer une grosse partie de la vitamine, qui est éliminée dans les urines. Et plus la dose est forte, plus l’élimination est rapide : au-dela du gramme, il faut moins d’une heure pour éliminer la moitié de la dose absorbée.
Ce qui expliquait d’ailleurs pourquoi on n’observait pas de bénéfice évident chez les patients à qui on donnait de fortes doses de vitamine C tous les matins : leur organisme se débarrassait de la dose excédentaire.
Ceci a donc ammené les scientifiques à un certain nombre de conclusions : premièrement, que ces 100 mg environ constituaient la quantité optimale de vitamine C à consommer chaque jour. Deuxièmement, que toute consommation supérieure consitituait un gaspillage inutile. Troisièmement, qu’il n’y avait aucun bénéfice à attendre de plus fortes doses de vitamine C.
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Le consensus était quasi-total, aussi bien parmi les chercheurs que parmi les praticiens, et, quand un trublion comme Linus Pauling prétendait que de bien plus fortes doses (plusieurs grammes par jour) pouvaient être très bénéfiques, il se trouvait immédiatement et violemment classé parmi les charlatans et les obscurantistes (lui qui avait été prix nobel de chimie).
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Et pourtant, Pauling avait très certainement raison. Voici, à partir des même faits, l’explication qui est aujourd’hui donnée par de nombreux nutritionniste :
L’homme, ainsi que ses ancêtres primates, a toujours baigné dans un milieu très riche en vitamine C. Les paléonutritionnistes considèrent que les premiers hommes consommaient 2 à 3 g de vitamine C par jour, et encore 500 à 1000 mg par jour pour les homo sapiens du paléolithique. Cet apport était très régulier, hormis des périodes brêves de pénurie. L’organisme des premiers hommes savait pouvoir compter sur cet apport régulier. Il n’avait donc pas prévu de mesure générale d’économie.
Cependant, comme il arrivait ponctuellement des périodes de carence, l’évolution avait mis en place un système de secours : si le taux de vitamine C tombait à un niveau dangeureusement bas, vers 100 mg par jour, alors il enclenchait un système de récupération d’urgence, afin de maintenir le taux de vitamine C à un niveau supportable le temps que la situation normale d’abondance se rétablisse. Mais cette procédure de récupération est coûteuse en énergie. Or, l’énergie, dans le monde sauvage, c’est ce qu’il y a de plus précieux : il ne fallait donc déclencher la procédure qu’en dernier recours, quand la situation devenait suffisamment dangereuse pour justifier une perte d’énergie qui pouvait être fatale.
100 mg n’est donc pas la dose optimale à partir de laquelle l’organisme se débarrasse de la vitamine C en excès, mais à l’inverse la dose à laquelle l’organisme se sent suffisamment en danger pour déclencher une action de secours. Autrement dit, les recommandations que l’on retrouve à travers le monde (de 60 à 120 mg par jour) correspondent à une zone de danger qui ne devrait être atteinte que ponctuellement. Or, il nous est conseillé de rester dans cette zone dangereuse en permanence.
Cette erreur de raisonnement en produit une seconde, qui explique pourquoi les études portant sur des prises uniques de vitamine (une dose le matin) ne donnent pas de résultat significatif : au bout de quelques heures, le taux de vitamine retombe au niveau d’urgence, et, pendant la majeure partie de la journée, le patient se retrouve de fait à un niveau équivalent au groupe placébo. Ce n’est pas la vitamine C qui était inefficace dans ces études, c’était le protocole suivi.
Là encore, des études plus récentes, mieux conduites, dans lesquelles on s’assure que le taux de vitamine C reste élevé en permanence, ont montré des bénéfices importants par exemple sur la santé cardiovasculaire et une diminution de la mortalité des personnes âgées en relation avec la dose de vitamine C consommée.
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 09:15, par Philip Searle
Cure artificielle vs article superficiel : avec ce blog, il y toujours un peu d'arbitraire, une volonté que l'on imagine délibérée de frapper les esprits à bon compte, comme dans la presse classique au fond. C'est dommage car des articles à l'emporte pièce comme celui-ci (Vitamine C) décrédibilise le blog. Je l'avais déjà remarqué il y a quelque temps à propos d'un autre article, et à nouveau maintenant. Je vous avais découvert lors de l'article que Le Monde vous avait consacré, mais la suite est un peu décevante.
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 14:11, par Arachnides
tu vends de la vitamine C Philip Searle ? Avec un nom comme ça, tu es chez Monsanto, non ?
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 17:07, par flo
Des propos plein de venins ... Mais finalement assez dignes d'une araignée qui ne cpmprend pas bien ce qu'elle lit apparemment ... Dommage..Ca limite la qualité des discussions possibles et constructives sur ce blog.
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 17:07, par flo
Des propos plein de venins ... Mais finalement assez dignes d'une araignée qui ne cpmprend pas bien ce qu'elle lit apparemment ... Dommage..Ca limite la qualité des discussions possibles et constructives sur ce blog.
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 19:00, par Fabien
@ flo
Bonjour, je suis l'auteur de l'article que vous avez cité.
Je tiens à préciser quelques points.
Tout d'abord, si je devais réécrire cet article (ce que je ferai un jour pour notre site internet), je ne remettrai pas le même titre. Je serais plus nuancé, du genre "deux logiques sur la vitamine c".
De plus, comme un lecteur me l'avait fait remarquer dans une violente joute, un certain nombre de points restent en suspens.
Voici un peu ce sur quoi on peut s'appuyer :
- Il est vrai que l'organisme peut absorber plus de vitamine C. Mais à condition que ce soit en plusieurs prises par jour. Prendre un gramme en une fois n'a effectivement pas de sens. Prendre 250mg, ou même 125 trois ou quatre fois par jour serait déjà plus utile.
- Le fait que la vitamine soit excrétée par voie urinaire ne prouve pas en soi qu'elle n'ait pas d'utilité. Quand nous buvons de l'eau, nous l'excrétons par voie urinaire, parfaitement inchangée. Pourtant, elle a été utile à l'organisme, au passage.
- Un certain nombre d'études ont montré qu'il pourrait bien y avoir des bénéfices vers les 500 à 1000mg par jour, à condition qu'ils soient pris en plusieurs fois. Ces études restent insuffisantes pour avoir une certitude, mais suffisantes pour laisser planer un doute.
-Elles rejoignent le fait qu'homo sapiens, à ses débuts il y a quelques dizaines de milliers d'années, consommait autour de 600mg par jour. Or, nous avons évolué génétiquement en fonction de notre environnement en quelques millions d'années. Depuis, notre environnement a brutalement changé, et nous ne pouvons pas avoir re-évolué si vite.
- La manière dont la dose de 110mg a été calculée l'a été en fonction de l'excrétion urinaire sur une seule prise. C'est donc effectivement une reconstitution a partir d'un présupposé. On constate que l'organisme gaspille, on en conclut qu'il n'a pas besoin de plus. Ce n'est pas forcément logique.
Contrairement à ce que j'écrivais il y a quelques temps, je me garderais aujourd'hui d'être trop affirmatif sur la question, même s'il semble bien que 110mg soit très probablement sous-évalué.
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 19:56, par nascia
@ Arachnides:
Pourquoi tant d'agressivite, pourquoi tant de parti-pris?
Il y a chez vous un refus d'entendre la difference, un refus de l'autre. Il y a la du mepris.
Cela me fait mal de lire des choses pareilles.
Je vous souhaite de ne jamais recevoir ce que vous envoyez la.
Le Jeudi 1 Mai 2008 à 20:08, par flo
Pour Fabien ,
Merci de votre intervention ; de façon générale , cela rejoint mon avis ( et celui de beaucoup d'ailleurs) qu'en nutrition comme dans beaucoup de disciplines sicentifiques il faut manier les conclusions avec prudence et savoir ne pas être trop catégorique car il est extrêmement difficile de rattraper les convictions qui s'installent dans la tête des gens qui les recoivent , livrées souvent sans plus d'explications par les médias ( pas tous , là encore je préfère rester prudente dans mes propos) ;
ces mêmes " gens" dont je parle que les professionnels de l'alimentation ( dont certains ne méritent pas franchement leur titre) retrouvent en consultation et ont bien du mal à rassurer et aider à responsabiliser ou faire la part des choses au niveau du chaos ambiant d'informations contraires qui s'accumulent dans leurs têtes.