Géophagie ou géothérapie ? Le salut viendra du sol !
Manger de la terre – la géophagie – a longtemps été considérée comme un « travers » qu’on certains enfants qui mangent la terre par bouchées.
Quelle drôle d’idée ?
Pourtant, dans certaines civilisations, sont consommées des termitières – latérite mêlée de bave de termite – simplement parce que les autochtones ont pu y découvrir des nutriments précieux. En Afrique noire notamment, celles-ci sont consommées par les femmes enceintes et ça leur sauve probablement l’enfant.
Sur le même continent et dans le même pays, d’ailleurs, les éléphants sont trouvés auprès de « mines » de terre particulière, creusée avec les défenses, et léchées comme des barbes à papa, avec délectation. Ces sols sont riches en minéraux et font la joie des troupeaux à certaines saisons.
Pourquoi ne consommerait-on pas de terre ? Elle est parfois riche en minéraux plus ou moins solubilisés ou solubilisables, et – il n’y a pas de doute ! – l’homme peut très largement en profiter.
Aujourd’hui, c’est une autre géophagie qui est découverte auprès des primates : on pourrait la nommer géothérapie. Certains chimpanzés et gorilles consomment de la terre pour lutter contre le paludisme. Déjà, certaines espèces de grands singes se soignent par la phytothérapie, notamment avec des végétaux aux propriétés antiparasitaires. Sabrina Krief et ses collègues du Muséum, Noémie Klein et François Fröhlich, viennent de publier dans Naturwissenschaften, et montrent que la kaolinite est un des constituants majeurs de cette géopathie.
La kaolinite est employée chez l’homme pour traiter les diarrhées… Chez les chimpanzés, l’association de plantes et de cette terre permet une action potentialisée contre le palu.
De l’espoir contre ce fléau ?
Par Miammiam, Jeudi 17 Janv 2008 à 05:26 GMT+2 dans ça vole haut (article, RSS)



