Comprendre la faim et la satiété
La faim ! C’est un des signaux les plus vifs et puissants que le corps peut ressentir, un signal qui l’incite à rechercher sa nourriture… et à la manger, bien sûr !
Cette faim-là vous sauve la vie. Mais pour certains, elle la gâche, car elle entrave les efforts que vous devez produire pour perdre du poids.
Car plus vous attendez pour satisfaire votre faim, et plus elle devient méchante, lancinante, revencharde. Alors plus vous attendez, moins vous ferez les bons choix !
Comme vous le savez, le meilleur moyen pour faire cesser la faim, c’est de manger : manger et procurer la satiété. Ce sentiment de complétude, de béatitude que nous avons tous après un repas nutritif qui – justement – nous « comble ».
Certains aliments sont très rassasiants. Je ne parle pas du cassoulet. C’est vrai, il l’est aussi ! Mais de certains aliments qui rassasient mieux que d’autres.
Vous sentez vous plus comblé après Une portion de choucroute ou après avoir mangé deux pommes et un paquet de bonbons ?
Il y a pourtant les mêmes calories, mais une composition différente. Dans le premier cas, vous serez rassasié et comblé pendant plusieurs heures. Dans le deuxième, vous aurez faim 3 heures après.
Depuis des décennies, les chercheurs ont étudié la satiété, et certains enseignements sont aujourd’hui une évidence. Les calories apportées par les liquides (boissons) sont peu comptabilisées et apportent peu de satiété. Les calories apportées par les lipides sont mal comptabilisées au contraire de celles apportées par les protéines, très rassasiantes. Ce qui a donné la légitimité aux régimes hyperprotéiques, par ailleurs dangereux si on les suit trop longtemps.
Selon le type d’aliment, on peut quantifier le pouvoir satiétogène – même siil est fonction de variation individuelle et des repas pris antérieurement… on n’a pas le même état physiologique quand on a mangé la veille des repas copieux que des repas allégés !
Selon Suzanna Holt et son équipe (Sydney University), chaque aliment peut être qualifié par un index de satiété.
Cet index est proportionnel à la quantité de l’aliment, donc à son volume, et à sa teneur en protéines et en fibres. Plus un aliment est riche en eau, en fibres ou en protéines, plus il est rassasiant. Ainsi, des légumes, un plat de poisson, des laitages 0% sont très rassasiants, quand un biscuit ou une confiserie le sont peu.
Bien sûr, ce n’est pas aussi simple ! Le plaisir de la dégustation pousse parfois les plus gourmands à manger au dessus de leur faim, simplement pour le plaisir ! Compensent-ils aux repas suivants ? Pas toujours ! Et ils apprennent souvent à avoir du plaisir à manger sans faim.
Rester raisonnable entre deux gourmandises est encore la meilleure façon d’être gourmands et en bonne santé
"The Satiety Index of Common Foods", were published in the European Journal of Clinical Nutrition, September 1995.
Cet article a été commenté 6 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
Jean-Louis dit | Billet très intéressant. |
Miammiam dit | Oui ! Bien sûr. L'état d'esprit dans lequel on est compte... le problème est qu'on ne l'a pas encore quantifié scientifiquement. Mais tout le monde sent/sait que lorsqu'on est malheureux, on n'a pas les mêmes sensations que lorsqu'on est heureux. Et les deux "coupent" l'appétit pareillement, pourtant ! |
la vieille dame dit | Il faut aussi un minimum de temps de repas pour que le corps ressente la satiété. Donc manger avec un lance pierre, c'est bien seulement quand on programme son corps en lui disant : tu manges ça et ensuite, bernique" |
Arachnides dit | La faim, c'est la fin de la satiété. La faim, c'est quand mon jabot fait des buzzzzzz, buzzzzzz |
Blogodo dit | Et la satiété d'apprendre : ça existe ? Comme la soif de connaissance et l'appétit d'apprendre ? |
Arachnides dit | Une bonne grosse mouche et hop ! Plus faim ! |






