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Miammiam

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Je suis nutritionniste et très attachée à l'éthique. Gourmande, je ne jette l'opprobre sur aucun aliment, fut-il gras, sucré ou pire. Mais quand on utilise la nutrition comme faire-valoir, sans aucune légitimité, j'explose !

Reparlons du goût

Mercredi 12 Decembre 2007, 05:35 GMT+2Par MiammiamCet article a été lu 48 fois

 



 

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La France n’est pas la seule contrée à considérer le goût comme traceur unique de la qualité et du choix alimentaire. Les Européens du sud, les Américains du sud, et parmi eux, les Italiens et les hispanophones font du goût une priorité nationale.
D’un point de vue scientifique et nutritionnel, et contrairement aux idées mal reçues – n’oublions pas que le goût est un indicateur privilégié des choix alimentaires puisqu’il est le sens élu parmi tous pour distinguer ce qui est comestible de ce qui ne l’est pas ou plus. La pourriture, le surissement, génère des senteurs et des flaveurs répulsives que la génétique a même intégrées dans son patrimoine. L’amer est génétiquement codé et révulse tout nouveau-né normalement constitué.

Ainsi, pour l’Européen sudiste, « si c’est bon, cela ne peut pas être mauvais » est un adage sans cesse mis à contribution pour les choix alimentaires au quotidien. Un bon foie gras avec un verre de Château Yquem, c’et bon, donc ce ne peut être mauvais pour la santé. En revanche, un corned beef arrosé d’étoilé n’est pas synonyme de repas bénéfique pour la santé… Aussi faut-il écouter son instinct, à condition toutefois qu’il n’ait pas été dénaturé. Car le goût pour le toxique fait partie des acquis habituels et initiatiques de toutes les populations.

Chez nous, la bière par exemple, avec ses saveurs amères, est consommée après un rituel initiatique – le plus souvent avec Papa : le jeune enfant boit dans la chope paternelle avec une grimace affreuse, en disant « hum ! c’est bon, Papa ! ». Il en sera de même des saveurs de l’enfance, acquises avec bonheur : récompense (le bonbon, le dessert) ou punition (la soupe, les légumes mal cuits) sont autant d’éléments perturbateurs de nos préférences innées. Et ainsi, tous les enfants devenus grands finissent pas ne plus savoir se passer du café, des bonbons, des chocolats consommés nuitamment, des alcools…. Et ils éviteront soigneusement les légumes, la soupe… Un bon moyen pour faire une génération d’obèses, non ?

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kikitte dit

Carpe Diem. Arrêter de nous culpabiliser pour chaque bouchée avalée, comment peut-on retrouver son bon sens alors que tout est interdit a part la feuille de laitue sans sauce et encore elle est pleine de flotte et de pesticides...

le bon sens est, comme le Crédit Agricole, près de chez nous mais toutes les sonnettes d'alarmes et les épées de Damoclès nous empêchent de l'atteindre!

Mercredi 13 Decembre 2006, 09:09 GMT+2 | Retour au début

RATAXES dit

Oui bonjour un peu radical ... comme le n'importe quoi ambiant.
Nous parlerons plutôt de préliminaires à la "mange", du paradoxe de la découverte de la nouveauté, et de la dégradation des denrées traditionelles.
J'assimilerai l'utilisation du sucre comme coupe-faim bon marché, un peu comme la feuille de coca.
Comment peut on retrouver l'attrait de produits qui ont depuis longtemps disparu ?
Notre culture évolue, gageons que nous saurons utiliser le sucre pour produire les levures et bactéries pour confectionner de nouvelles recettes !
Ca peut se passer en douceur, et c'est vrai que pour l'instant...
Tu as bien choisi la photo du haut.

Mercredi 13 Decembre 2006, 10:51 GMT+2 | Retour au début