BIENVENUE SUR Blog de Béatrice de Reynal
RECHERCHE
Miammiam

Blog de Béatrice de Reynal

Je suis nutritionniste et très attachée à l'éthique. Gourmande, je ne jette l'opprobre sur aucun aliment, fut-il gras, sucré ou pire. Mais quand on utilise la nutrition comme faire-valoir, sans aucune légitimité, j'explose !

La diétctature

Vendredi 7 Decembre 2007, 05:57 GMT+2Par MiammiamCet article a été lu 38 fois

Ras le bol de ces diktats qui se veulent bienveillants.... En matière de diète, tout le monde y va de ses oukases et de ses boniments. Faites ceci, ne mangez plus jamais ça... halte au gras, haro sur le sel. Fi du sucre...

Quelle est cette nouvelle façon de parler ? Depuis quand les "bonnes règles d'hygiène alimentaire" de grand maman se confondent-elles en injonctions indigestes, maladives, communicatives ? 

 Quand je vois que l'on résume toute la substance nutritive d'un aliment à quelques chiffres en-cartouchés et comprimés dans des chiffres barbares et agressifs flanqués de %%, informations nutritionnelles portées gros et fort sur les emballages, en face avant, et qui toutes, ne parlent que de ce qui fâche : sucre, sel, gras... mais jamais de ce qui fait l'intérêt nutritionnel : plaisir et nutriments.

Alors je le dis tout net, en cette veille de Noël : libérez les saveurs, otages de la dietctature. 

Et cessez de prendre les estomacs pour des robots imbéciles privés de palais, de neurones et de sens. 

Lire d'autres articles de la rubrique

Cet article a été commenté 5 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Archi dit

Et pourtant, des chiffres et des ordres, ce sont tout ce que veulent les mangeurs qui veulent moins manger !

Vendredi 7 Decembre 2007, 20:47 GMT+2 | Retour au début

Blogodo dit

Mais pourquoi ne considérer l'alimentation que négativement ? Pensez vous qu'elle soit d'abord une source de poison -graisses sautées ou autre - ou fournit elle d'abord des nutriments ? Moi je considère qu'elle apporte du plaisir seulement quand elle apporte une satisfaction nutritionnelle au corps. C'est alors sa façon de récompenser la main qui l'a porté en bouche ou l'esprit qui a bien voulu le rechercher

Samedi 8 Decembre 2007, 21:26 GMT+2 | Retour au début

Chikitita dit

Nous ne sommes pas bien aguerris aux déroutes du marketing lorsque nous choisissons nos aliments. Il faut vraiment prêter attention à toutes les mentions portées sur l'emballage, et même si certaines informations sont obligatoires, parfois même, elles sont détournées... un produit made in france mais avec des produits d'ailleurs... ou de l'agneau néo zélandais qui et né en France ?

Dimanche 9 Decembre 2007, 18:26 GMT+2 | Retour au début

l'écolo dit

Je ne conçois pas la vie sans plaisir.

Même si je peux me contenter de me nourrir ou simplement de me caler l'estomac, j'aime bien prendre plaisir à manger... et à boire.

Donc je considère le goût comme primordial.

Et puis, un excès de temps en temps, je ne crois pas que ce soit à proscrire.

Évidemment, cela surppose de n'avoir pas de cholestérol, de diabète, d'urée, etc.

l'écolo

Lundi 10 Decembre 2007, 13:44 GMT+2 | Retour au début

l'écolo dit

à Chikitita qui a dit « Nous ne sommes pas bien aguerris aux déroutes du marketing »

Les spécialistes de la publicité sont subtils et toujours aux aguets de ce qui peut capter l’attention du client potentiel que nous sommes tous, voire provoquer un réflexe d’achat non contrôlé dans le meilleur des cas.

Le plus bel exemple a été donné dans les années 50 avec la campagne « Garap », produit que, après une campagne intense (affiches, radio, tracts, cinéma…) d’une quinzaine de jours, toute la France avait follement envie d’acheter, d’essayer au moins une fois.

Heureusement, il n’y a jamais eu de produit « Garap » : c’était une campagne de publicité pour… la publicité.

Le premier objectif de la publicité étant la mise en attention, il faut comprendre qu’une partie des objets présentés sur l’emballage – la plage ensoleillée du paquet de yaourts ou la pin up devant la voiture – ne fait pas partie du lot (1).

Il faut donc, en effet, explorer soigneusement l’étiquette, et débusquer les non dits.

L’exemple de l’agneau tout à fait pertinent. S’il s’était agi d’un agneau de France ou d’une région réputée pour ses ovins (agneau du Quercy, ou pré-salé du Mont Saint Michel, par exemple), cela aurait été mis en évidence sur l’emballage.

La loi n’est pas « tournée » par la publicité qui, tout en se prêtant à toutes ses exigences, se contente de ne pas mentionner ce qui n’est pas obligatoire… lorsqu’il ne s’agit pas d’un argument de vente.

Et puis, les lois ne s’imposent pas hors des frontières du pays qui les a promulguées.

Ainsi j’ai appris que, il y a quelques années, des grossistes italiens achetaient en France du veau que des sociétés françaises faisaient venir d’Amérique du sud spécialement pour eux, parce que le veau de France avait une grosse réputation auprès des consommateurs italiens.

En l’espèce, ce sont les grossistes qui trichaient.

On pourrait, en effet, promulguer des lois afin que l’origine exacte de chacun des éléments du produit soit précisée sur l’emballage. Mais, dans bien des cas, cela occasionnerait des complications insurmontables.

l’écolo

(1) pas même en option, la plupart du temps

Lundi 10 Decembre 2007, 14:46 GMT+2 | Retour au début