Le plaisir : la carotte pour l'équilibre nutritionnel
Deux européens sur trois disent surveiller ce qu'ils mangent pour des raisons de santé (source : étude OLA dans 5 pays européens 2007).
Ils sont tout aussi nombreux à déclarer avoir du mal à suivre un régime sain sur le long terme. Ils s'informent par l'étiquetage alimentaire, mais avouent avoir du mal à le comprendre... et là dedans, 40 % des consommateurs pensent que le plaisir est l'antinome de l'équilibre nutritionnel... Pauvres gens !
Les Français, eux, sont bien plus hédonistes et libertins : ils savent que "si c'et bon, ça ne peut pas faire de mal". Adage superbe qui devrait trôner dans tous les cabinets de médecins nutritionnistes et de diététiciens. Autrement dit les "gâcheurs de soupe".
Les Anglais sont des calories-trackeurs, obnubilés par les chiffres, comme des soldats entêtés. Grand bien leur fasse. Les Allemands les suivent dans cette quête, quand les Suédois assaisonnent leur régime de plaisir...
Mais le vrai problème vient du niveau de connaissance des consommateurs : ils en savent peu sur les règles de la nutrition, même s'ils ont la tête pleine d'informations souvent erronnées du style "le sel fait grossir" ou "il faut éviter absolument les fromages qui sont trop salés et trop gras". Ces lacunes provoquent de tragiques distorsions intellectuelles qui provoquent des déviances comportementales allant jusqu'à l'ineptie. Exemple, cette dame qui se forçait à manger de la margarine car elle pensait qu'elle la ferait mincir (en plus de son alimentation habituelle, alors vous voyez !).
Ou ces nombreux patients qui arrosent toutes leurs agapes d'huile d'olive - rillettes comprises - car l'huile d'olive, c'est santé, et ça permet de ne pas grossir... Je vous passe le reste. On ne peut pas être intelligent en toute occasion.
Mais qu'en 2008, il est encore des gens à penser que le sucre fait grossir, que le poisson fait phosphorer et que les pommes de terre sont néfastes quand les pâtes sont bénéfiques... il y a un pas que j'ose sauter : plouf. Où va-t-on ?
Ah ! Ces jeunes : il leur faudrait une bonne guerre nutritionnelle pour remettre la table dans le bon sens.
Diantre !
un dénouement
Cet article a été commenté 2 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
GS dit | Bonjour, |
Marie dit | Je pense que l'adage "si c'est bon ça peut pas faire de mal" est très discutable, moi par exemple, je vais adorer manger un paquet de chips, donc c'est bon, et pourtant on sait tous que les chips ne font pas de bien et loin de là, et quand j'en mange , c'est souvent et beaucoup, donc... je pourrai prendre des tas d'autres exemples, d'aliments que je trouve "bons" et qui sont loin de me faire du bien : le saucisson, le paté, les frites à la mayonnaise, les rilletes, les cacahuètes, etc... |







