Sélection surnaturelle dans les rayons bouffe des supermarchés
Quand vous rentrez dans un supermarché, vous avez l'impression d'être dans un lieu bien rangé, propre, abondant et attrayant.
Pourtant, c'est un vrai panier de crabes.
Les bagarres sont sanguinaires pour avoir la bonne place sous le bon soleil. Il faut payer pour cela, et payer pour rester. Le parcmètre est gourmand.
Les produits alimentaires se sont banalisés au fil du temps et à mesure que le pouvoir d'achat a augmenté. En 40 ans, le budget des ménages dédié à la nourriture a fondu pour n'atteindre que 12 %. A ce prix-là, les marques (qui dans le même temps, se sont multipliées) ont bataillé à coup de publicités de plus en plus provocantes pour faire de l'audimat, pour séduire, pour être dans la mémoire du shoppeur.
Il est le même strictement que le produit à marque du distributeur. Si si : j'ai goûté. Et la différence de prix - 30 % en moyenne - est vite occupée pour m'offrir d'autres biens de consommation. Quels choix ont les marques pour rester sur le marché malgré leur prix ? Offrir de la valeur à leur produit pour justifier la différence. Cette valeur peut être virtuelle - le parrainage d'une star quelconque - intellectuelle - promesse éthique ou civique - ou nutritionnelle : une promesse sur la santé ou le bien être permet -évidemment - de vendre bien plus cher. Quand vous rentrez dans un supermarché, vous avez l'impression d'être dans un lieu bien rangé, propre, abondant et attrayant.
Merchandising et marketing
Ils sont si nombreux… lequel choisir ?
Comment se faire remarquer dans une foule immense et monotone ? En s'habillant de façon voyante, en se déguisant en papa Nöel ou - mieux - en restant totalement nu.
C'est ce qu'ont fait les marques pour - justement - se démarquer. Certaines prennent la stratégie de la péripatéticienne : aguichante, bas résille, souriante et très maquillée. Et ça marche très bien. D'autres suivent le vilain petit canard : ils sont noirs quand leurs frères du même rayon sont tous blancs. Enfin, certains osent rester nus. Pour cela, ils doivent être parfaits, zens, purs… virginaux.
Les produits alimentaires se sont banalisés au fil du temps et à mesure que le pouvoir d'achat a augmenté. En 40 ans, le budget des ménages dédié à la nourriture a fondu pour n'atteindre que 12 %. A ce prix-là, les marques (qui dans le même temps, se sont multipliées) ont bataillé à coup de publicités de plus en plus provocantes pour faire de l'audimat, pour séduire, pour être dans la mémoire du shoppeur.
Pourquoi payerai-je plus cher un produit sous prétexte qu'il est signé d'une marque connue ? Il semble le même strictement que le produit à marque du distributeur. Et la différence de prix - 20 % en moyenne - est vite occupée pour m'offrir d'autres biens de consommation.
Quels choix ont les marques pour rester sur le marché malgré leur prix ?
Offrir de la valeur à leur produit pour justifier la différence. Cette valeur peut être virtuelle - le parrainage d'une star quelconque - intellectuelle - promesse éthique ou civique - ou nutritionnelle : une promesse sur la santé ou le bien être permet -évidemment - de vendre bien plus cher. Dans tous les cas, l'industriel s'assurera que son avantage concurrentiel lui est exclusif et non copiable. Sinon, dès le lendemain, les distributeurs le referont.
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leopold dit | Et c'est ainsi que sur les 20 dernières années les prix moyens à la production ont baissé de 60% environ mais que les prix à la consommation, eux, n'affichaient que 20% de baisse . Les gains de productivité de l'agriculture ont pour conséquences une consommation accrue d'engrais et de phytosanitaires (+ la disparition des agriculteurs). Pour faire un omelette, etc... |





