Du lard ou du cochon ?
Pauvre cochon. Il est devenu - contre son gré - le symbole du bâfrement indifféremment de bonnes et de mauvaises choses.
Pourtant, le gras qu'il se fait est comme une boîte noire : il est la mémoire des menus fait au fil du temps. S'il mange du bon gras, sa barde sera insaturée et donc, bonne pour notre santé. Mais si d'aventure il consommait de vieilles huiles saturées ou rances, sa couenne serait dure, raide, saturée et donc, bien néfaste.
Je vous rassure, il en est de même pour nous, omnivore comme le cochon. Nous stockons ce que nous mangeons.
Ainsi, si vous faites une carotte dans la cellulite d'une mama italienne (pardon madame), vous y verrez des globules d'huile d'olive. Une bonne mère du nord ? Des globules de beurre ou de crème. En dehors de toute dimension poétique, ce phénomène est une preuve matérielle simple : oui, nous sommes ce que nous mangeons.
Bon appétit
Par Miammiam, Mardi 27 Fév 2007 à 14:09 GMT+2 dans La Tête et la Panse (article, RSS)



